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 [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...

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MessageSujet: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mar 22 Fév 2011 - 21:24

Les portes s’ouvrent et Maelice se laisse emporter par cette masse de vieux bois. Reflexe stupide qui la laisse là, accrochée à la poignée alors que son corps entier se retrouve au sol. Elle sourit niaisement, laisse échapper un rire nerveux alors qu’une mèche volage lui barre le visage.
Son corps boue de l’intérieur, ses jambes sont frêles et son esprit totalement enivré. Encore un moyen de désespoir solitaire pour noyer son addiction, son désarroi dans la gnôle. Liquide impure qui ne juge pas et efface les mœurs. Elle se relève, ses genoux marqués par la chute et tente de marcher droit.

Longeant les murs, elle s’accroche aux tables, aux peintures, tout ce qui traine et qui semble être plus stable que son corps. Soudain, elle réalise où elle est. Son regard se pose sur une toile, merdoum..l’était à l’atelier.
D'ailleurs, reluquant la femme dessinée avec talent, sur cette même toile, Maelice reste statique, vacillant légèrement sur les côtés tout de même. Les doigts se posent lourdement sur cet amas de peinture, et elle se met à rire à nouveau…Jamais elle n’avait bu autant, jusqu’à perdre le contrôle d’elle-même, jusqu’à perdre totalement ses repères et ses restrictions.

Toi…j’sais pas…*hips* qui tu es ! Mais….*hips*….j’te trouve mais alors…trop…excitante !!

Elle effleure la bouche rouge de ses doigts, ressentant alors les différentes couches de peinture, la texture…Elle frémit. Oui, quand on est dans cet état second, l’on ressent plus facilement les choses, dans son cas…l’alcool lui donne aussi un sacré coup de chaud.
Hmmm..t’as une bouche… !!! Emportée par un haut le cœur, elle se recule vivement mettant brutalement fin à la conversation et fusille le tableau du regard..Cette femme là, ne répondait pas à ses avances..Une sale bougresse, rigide.

J’te parle…*hips*Tu veux pas parler…..ha oui…t’es comme ça ! Maelice, pose ses mains sur les hanches en signe de protestation et de consternation. L’est outrée, cela ne fait pas de doute.……J’vais voir t’montrer ce qu’tu perds *hips* !!

Un défi, un enjeu et Maelice vient alors se hisser sur la pointe des pieds pour embrasser avec autant de douceur que possible la toile. Ses fines lèvres envieuses et gourmandes rencontrent la rigidité de la peinture sèche et elle relève la tête fièrement. Ça lui embouche un coin à l’autre tétanisée.
Elle continue donc sa route après cette scène de baiser forcé, bousculant tapisseries, tables et autres choses décoratives et totalement inutiles…

Devant elle, une porte…Peut être pas la sienne, après tout, elle s’en moque.
Moment intense de réflexion qui s’éternise, Maelice tente d’insérer la clef dans la serrure…trouver la bonne, viser le trou…tout une stratégie…
Seul ses rires nerveux, sa voix enrouée et chargée de tristesse alors qu’elle pense ne jamais arriver à ouvrir la porte, viennent briser ce spectacle pitoyable...

T’vas rentrer……*hips* Allez…Rentre !....Rentre…Elle renifle, elle a presque envie de pleurer devant ce casse tête qui n’en finit pas…Lassée, elle se met à genoux devant la porte, centrant son énergie, son regard sur le trou de la serrure…
Seule....*hips* au monde....J'suis...Seule...au monde....C'était en réalité ce qu'elle ressentait depuis qu'elle avait plongée dans l'addiction, et que ses complices l'avaient abandonnés...

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mar 22 Fév 2011 - 23:51

La rouquine se promenait, croquis en mains, dans les couloirs de l'atelier. Cherchant à rejoindre son bureau, elle ne prêtait pas forcément attention à ce qui se tramait autour d'elle.

C'est alors qu'un reniflement se fit entendre. Ne trouvant pas l'origine du bruit, la rousse stoppa ses pas, l'oeil aux aguêts. Des bribes de chouinements lui vinrent, tandis que ses yeux se posaient sur le petit tas agenouillé devant une porte.
Les agates se plissèrent puis s'ouvrirent d'étonnement lorsqu'elle reconnu la jeune artiste, Maelice, avec visiblement, un coup dans le nez..

Parfait, cette jeune femme allait occuper la flamboyante qui s'approcha donc et prit la clé des mains de la malheureuse.
Un clin d'oeil, et une moue taquine vers la jeune ivrogne, elle lui dit :


Tiens, bonjour Maelice... tu sembles avoir besoin d'aide, laisse moi faire. Hé bien ? Les tavernes étaient animées pour que tu reviennes en pareil état ? Un coquin aura peut-être tenté de te faire boire pour profiter de toi ?

Elle parvint à ouvrir la porte, et se plia pour passer le bras de la jeune femme par dessus ses épaules afin de l'aider à se relever. Le parfum d'alcool lui fit plisser légèrement le nez, tandis qu'elle trainait, comme elle pouvait, le lys alcoolisé dans la pièce.

Hmpf aide moi un peu.. je veux bien t'aider.. mais je ne suis qu'une femme !

Empêchant une chute certaine après un vacillement de sa nouvelle protégée, Aria parvint à l'assoir sur un fauteuil.
Ses azurs examinèrent la pièce, et parvinrent à trouver une cruche d'eau et un verre... disons propre ou presque. Elle le lui remplit et le lui tendit.


Tiens.. bois, et ne rechigne pas... sinon je te force à l'avaler !

On passait aux menaces, il n'y avait que cette façon de parler à une personne ivre.. et encore, devant le regard hagard de Maelice, elle se demandait si elle se faisait bien comprendre.
Son autre main vint retirer une mèche du visage de la jeune femme, pour la placer derrière l'oreille. Geste amical, bon peut-être séducteur involontairement. Mais que voulez vous... on ne change pas...
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 0:21

Désert c't'atelier, désert au point qu'il s'ennuie. En simples braies, il arpente les couloirs, rajuste un flambeau au mur, vérifie qu'il n'y a personne. Il n'y a pas vraiment de tours de garde entre les trois hommes de l'Atelier, il y a juste des heures où ils aiment se balader plus que d'autres. Dans le silence, c'est cela le silence de la nuit, quand tout le monde a déserté les couloirs et que..

- Je 'suis...Seule...au monde....

Oui, bah lui aussi, à la base ! Tranquille même, voilà, c'était le terme, tranquille, il était tranquille à la base. Mais peut-on réellement être tranquille avec des femmes partout autour ? Pas le moins du monde, et cette voix, elle implore, et on lui répond. Il pourrait alors faire demi-tour, il pourrait faire comme si tout cela n'avait pas la moindre importance, comme si ces femmes n'avaient pas la moindre importance pour lui, et se mentir.. Il pourrait, mais il poursuit pour tomber sur une rousse passant la porte et supportant une charge qui embaume l'alcool frelaté. Alors il regarde à droite et à gauche, et s'engouffre à son tour puis referme la porte derrière lui.

- Yé vous dérange ?

Elle est jeune Maelice, alors pourquoi ce besoin de se détruire ? Il écarte doucement la rousse, et relève le menton de la brune, les pupilles dilatées parlent pour elle, et il s'écarte, il retient la gifle qui pourrait partir comme une leçon à lui donner, mais il ne la connait pas, à d'autres, il l'aurait collé, pas à elle. Alors, il attrape Aria par le bras et la tire à lui.

- Tou m'explique ? Vous sortez souvent lé soir ? Tou as vou son état ? Estupida..

Le bras est rejeté en arrière, et il rejoint l'âtre pour y activer les braises qui meurent doucement. Songeur, il se fait vieux pour tout cela, et finalement, il aurait du faire demi-tour, il ne les connait pas, ni l'une, ni l'autre. Quand le regard noir se pose sur les deux femmes, coule sur la rousse, c'est de la déception qui brille..
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 1:02

Le cœur fait mal, il la serre alors que sa peine est retenue par l’ivresse de son esprit. Trop ivre pour pleurer, pour libérer cette souffrance et trop faible pour ne pas se cacher dans la gnôle. La clef ne désire toujours pas s’engouffrer dans la serrure et Maelice commence à perdre ses moyens…

Soudain, une présence, une odeur féminine qui titille son odorat et attise son admiration. Un parfum plus agréable que l’haleine qu’elle dégage, une couleur rousse plus douce que son brun fade et vide de reflet…Une chevelure de feu…il n’y en a que deux à porter pareille merveille.

Ses doigts féminins s’emparent de sa clef et elle la libère de son impuissance, un clin d’œil, un sourire taquin et cette voix agréable...celle d’Aria . La porte s’ouvre et désormais Maelice devient la protégée éphémère de l’artiste qui l’aide à se relever tant bien que mal. Elle ne fait plus attention à rien, bercée par son parfum, par sa douceur et l’attention qu’elle lui offre. Installée sur le fauteuil, Maelice se sent honteuse et pourtant, elle s’en moque…Ses perles bleus se posent sur les courbes de la rousse et émoustillent son envie.

Un verre se tend, et elle a du mal à fixer ses paroles… Dur de se concentrer dans son état à vrai dire. Son crâne est comme le gardien d’un chaos total qui lui relance des brides de son passé, les fantômes de sa vie de misère…La joueuse tente d’ouvrir la bouche, d’expliquer pourquoi…ou simplement dire merci, mais rien ne sort encore.
Elle s’empresse donc de boire pour combler ce vide de mot, et savoure la fraîcheur de ce liquide pure qui rend sa bouche légèrement moins pâteuse. Aria vient alors retirer une mèche, effleurant alors son visage et la brune ne cesse de la contempler…Si elle savait ce que son envie lui dictait, elle retirerait sa main avec hâte…

…Il faut que des mots sortent, qu’elle se bouge le cul pour paraitre moins pitoyable qu’elle ne l’est déjà..peut être même l’inviter à partir…

Mais bloquée dans son élan, elle referme la bouche voyant alors ce mâle pénétrer le torse à l’air dans le bureau…Don’ ?!...Les yeux se font ronds et la brune sourit niaisement, posant un regard lubrique sur ce torse…
Non di diou, jamais elle n’aurait osé faire cela, s’enivrer du parfum d’Aria, savourer ses courbes et encore moins…reluquer cet espagnol…Bon faut dire, l’a un sacré torse quand même le vieux…

"Yé vous déranges….bah", que dire…Maelice allait certainement sauter sur Aria et lui causer du tord au vu de l’alcool chaud et de son désarroi donc non, il dérange pas l’espagnol…

Il fait reculer la rousse, relève son propre menton et la jeune ne peut retenir un frisson qui lui échappe et qui lui remonte le long de l’échine…Une envie qui s’effrite quand elle le voit gronder Sa protectrice comme un père viendrait à engueuler deux gamines après avoir trop fait les imprudentes en taverne…
Elle rit alors en le voyant ainsi, tente de se relever et se rapproche alors de lui. Son bras se pose sur l’épaule du Profesor et Maelice lui lance d’un ton franc…

Tu sais quoi..*hips* Faut pas..La gronder…j’fais ça….toute…Seule.. car j'en ai...besoin....*Hips* Elle m’a aidé…

Sa main libre effleure le torse de l’espagnol, et de ses ongles elle le griffe très légèrement..Enfin, avec son taux d’alcool, elle lui arrache carrément un peu de peau..La précision n’est plus ce qu’elle est…

Hmmmm….t’es…trop…beau…t’a raison..*hips..* j’suis une refoulée….haha *hips*…
Honteuse, gaffeuse, elle s’offre un bref moment de lucidité…comme réalisant ses paroles…Elle rit de plus belles…

Houuuuuuu j'ai chaud...*hips*…Hou...désolé....Les mots…Bah…ils sortent tout seul !!!!

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 1:31

Et c'est une ombre qui ferme la porte. Aria a tout juste le temps de découvrir son identité que déjà elle est repoussée pour être immédiatement reprise par le bras, violentée verbalement et physiquement.
Les pupilles de la rouquine s'embrasent, jamais elle n'avait supporté les jugements hatifs, jamais elle ne supporterait qu'on la traite en enfant, jamais elle ne LE supporterait.

Mais Maelice refit des siennes, se levant pour rejoindre l'ibère, la défendre.. et même.. le griffer !
Aria repousse alors Donatello, utilisant la violence alors qu'il lui suffisait d'écarter la jeune ivre.
Non non, elle se dépêche de rassoir la belle, avec des gestes délicats, tendres, que l'on porte aux êtres fragiles que l'on craint de blesser. C'était tellement changeant une personne sous l'emprise de l'alcool. Pourquoi avait-elle bu.. que lui arrivait-il ?
Un sourire s'esquisse un distinguant une sorte de lueur admirative au fond des yeux du lys.
Elle la couve alors, lui glisse un baiser sur la joue, tente de la ramener à la réalité.... certes, moins drôle, mais plus facile à gérer.

Et justement... cette réalité, Aria compte bien l'affronter. Elle se retourne finalement et se place face à Don, entre lui et Maelice la défendant de son corps, bien plus petit que celui de l'ibère.


Cela te plait de jouer le rôle de père ? Je suis étonnée qu'aucune des artistes de l'atelier ne t'ai encore refourgué son gamin. Ne me traite pas en enfant irresponsable, tu ne sais rien de moi.

Elle le scrute, sans vergogne, ses yeux se posent sur les griffures du torse, fines traces carmines qui brillent à la lueur des flammes.
Et le poids de sa dague se fait plus lourd à sa ceinture. C'est physique, cet homme si... attirant, si protecteur, représente ce qu'elle n'a jamais eu. Voilà ce qu'elle hait. Elle ne fait pas attention au fait de l'avoir blessé, ou peut-être que si et elle recommencera.
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 1:52

Il aurait du faire demi-tour, c'est l'idée qui vient s'ancrer dans sa tête au moment où les ongles de Maelice s'ancrent dans sa peau, le sourcil se hausse, et désabusé, il la contemple, avilie par l'alcool. Il la regarde d'en haut, la lippe méprisante, juge terrible de la féminité exterminée, elle se veut lascive et se fait excessive. Sauvée par une rousse, qui le repousse, lui arrachant un rictus.

Une femme peut-elle en protéger une autre ? Dans les gestes doux à l'égard de Maelice, il reconnait la tendresse, ainsi, elle n'est pas tout à fait dénuée de sentiment cette rousse trop froide pour être flamboyante. Du coin de l'oeil, il s'attarde sur la jeune femme derrière elle, s'inquiète ce qu'il faut, constate du coin de l'oeil, les zébrures sur son torse, qu'il commence à essuyer de la pulpe de l'index jusqu'à ce que les mots de trop soient prononcés. Alors, le regard jusque là, posé se fait menaçant, et la main se lève pour claquer d'un revers sur la joue de la rousse.


- Et bien ! Pleure ! Qu'attends tou Aria ?

Mauvais, il est mauvais, mauvais à l'extrême, blessé, d'une douleur qui étreint le coeur. Alors, il s'approche d'elle et vient saisir le menton à deux doigts.

- ¡ Llore ! Tou en meurs d'envie ! Est-elle si belle tu vida pour qué tou té sente l'âme d'oune sauveuse ? Vous né valez même pas l'inquiétoude qu'on peut avoir pour vous.

Les doigts sont détachés lentement, mélange de tristesse et de déception. Le doigt se pointe sur Maelice, index accusateur.

- Tou né trouvera rien dans l'alcool.. ¡ Para !

Et pourtant, oui, il s'inquiète pour elle, toutes les deux, homme stupide..
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 2:33

La rousse laisse échapper des mots que la brune n’aurait jamais penser voir sortir d’une bouche si délicate..Elle semblait le haïr, cette voix était pleine de rage, de mépris…d’envie…Elle n’était donc pas la seule à porter ses malheurs, mais la seule certainement à les noyer dans une boisson aussi dévastatrice, qu’éphémère. Quelle lâcheté…

Assise, loin d’eux elle les observe, telle l'impuissante spectatrice d’une scène violente. Maelice n’avait pas vraiment pu profiter de la chaleur du corps de l’espagnol Sa protectrice l’avait vite invitée à se rassoir, à se poser. Elle se montrait désormais encore plus louve que jamais. Ses lèvres se posent sur sa joue, et discrètement Maelice relève sa main, effleurant à son tour sa peau, ses joues rougies de colère….
Toutefois, la scène se fait encore plus dure, une gifle, un geste impensable qui fait sursauter la brune, les mots de l’espagnol se font plus blessants, plus meurtrier et la Joueuse a mal de les voir ainsi…pourquoi toutes cette force à travers les mots ?…à cause d’elle..De sa faiblesse d’esprit..de sa vie de misère.

L’alcool chaud passait doucement, jusqu'à disparaitre totalement au fur et à mesure que les mots atteignaient la rousse, sa douce Protectrice..celle qu’elle admire qui avait du essuyer un coup à cause d’elle…

Elle souffre, brûle de rage…La jeune se relève brusquement, marquant alors une pause pendant que sa vue se trouble subitement et que son corps semble peser une tonne… Vertige puissant et troublant. Il la pointe du doigt, et elle , elle lui lance un regard qui en dit long…

L’artiste n’allait pas le frapper, pas lui rendre au quintuple ce qu’il avait fait à une femme, non. Il allait devoir vivre avec ce remords d’avoir un jour blessé une femme.
Maelice se rapproche de la Rousse, enlace sa taille et s’interpose désormais…La faible se fait audacieuse, responsable de ses actes, de sa vie…

Une main sur le torse griffé, l’autre sur l’épaule fine de l’Admirée. Elle cherche ses mots, se concentre, tente d’articuler….Il lui fallait maintenant tout dire…

Arrêtez…je vous en supplie….*hips*..Pardonnez moi…de vous avoir amené ici…de…vous faire vivre ça…Ce n’est pas ce que je voulais…croyez moi....

Elle sent cette larme, cette gorge qui se serre et ses tripes qui se noue…La culpabilité la ronge. Jamais elle n’avait raconté sa vie, il n’y avait que ses confrères désormais loin qui partageaient sa vie et l’aidaient à tenir debout..Sans eux, elle n’était rien…qu’une loque, qu’une jeune qui tente de se soigner comme elle peut…facilement, lâchement…par l’alcool…C’est que l’on fait quand on se sent seule, et perdue. On se protège et étrangement on se love encore plus dans cette solitude presque amicale…

Je…bois pour…oublier ma drogue….je…Elle retire sa main de l’espagnol, retirant alors de sa poche un paquet de carte déjà utilisé et pourtant récemment acheté..Elle avait faillit à sa promesse de ne plus acheter, de ne plus jouer, de ne plus…Sombrer…
J’ai…tout…perdu à cause d’Elles…Je survivais..par Elles autrefois…désormais….*hips* Je…me détruis à cause d’Elles….J’ai besoin d’Elles…de Jouer…*hips*…Mais….Tout…J’ai tout perdu…...

Elle s’interrompt, retenant un sanglot, se fait aussi forte que possible pour ne pas perdre la face encore une fois…

Je…suis…désolée…..Je n’arrive pas à Les oublier……*hips*…alors…je bois…Mais voilà…à cause de moi….Toi…Don…Tu…as levé la main *hips* sur….Aria….. et toi…Tu as encaissé plus de mots blessants et de gestes….*hips*..que mon amour pour les femmes…me…permet de supporter….

Le regard reste rivé sur le sol, les larmes qu’elle n’arrive pas à retenir longent sa joue et s’écrasent au sol…Elle souffre d’être ainsi, de se confier..de ne pas arriver seule, à s’en sortir…De ne pas être…forte tout simplement...
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 3:28

Mal, elle a mal la rousse. Mais la douleur n'est pas dûe à la gifle. Elle ne ressent que très peu la brulûre de sa joue. Elle ne perçoit même pas le contact de ses doigts quand il lui prend le menton.
Ses tripes se tordent, comment pouvait-il penser que sa vie était belle. Et d'abord, qui pouvait bien s'inquiéter d'elle ? Personne. On l'abandonnait, encore et toujours et ce cycle se répèterait encore et toujours.
Là était la réalité d'Aria, appréciée de tous, mais pas aimée par une personne. Et plus elle y pensait, plus elle avait envie de tuer les paroles de l'ibère, les étouffer.
Quand il lui demandait de pleurer, elle désirait le violenter, le blesser, ou l'embrasser. Des émotions contraires montaient en elle, ses mots étaient une torture et si les larmes ne coulaient pas, une haine violante fit frémir son corps.

Des mots à peine contrôlés sortirent de ses lèvres. Murmure menaçant


Eloigne toi vite Donatello, éloigne toi si tu tiens à ta vie

Le vibrato de sa voix se perdit dans les suppliques de Maelice qui s'était levée et interposée, sans même qu'Aria ne s'en rende compte. Une douce main s'était posée sur son épaule. La sentait-elle ? Oui, sûrement, bien que ses sens soient complètement omnubilés par la présence de l'ibère, en alerte comme le seraient ceux d'une louve meurtrie. Louve, oui elle l'était avant, dans les bras du Baron.. Baron ?

C'en était trop. Elle aurait dû apporter du soutient à celle qui à présent la défendait, se confiait. Elle aurait dû poser ses bras autour d'elle, la réconforter, lui dire que certaines addictions s'effacent avec le temps.

Mais la rouquine était elle même incapable de gérer son addiction. Et l'ibère venait de raviver cette flamme qu'elle tentait d'étouffer jours et nuits. Elle n'était donc pas parfaite ? Cette flamboyance dont on la parait habituellement n'était donc qu'un leurre ? Donatello venait de lui montrer combien elle était faible, combien elle était fière, et combien cette fierté ne cachait pas ce qu'elle était au fond : une simple meunière avec un fils bâtard, pas assez aimée pour être épousée, pas assez aimée pour être accompagnée... pas assez aimée pour rester près de lui...
Lui.. lui

La bulle éclate soudainement, les sanglots de Maelice la frappent de plein fouet. Mais elle n'écoute pas, elle n'écoute plus, elle la pousse. Ses gestes, elle ne les contrôle plus. Sait-elle au moins ce qu'elle fait ?
Les doigts se reserrent sur le manche de sa dague à sa ceinture. Les mots sortirent malgré elle, la voix brisée par la douleur :


Pourquoi es-tu venu ! Toutes les femmes ne te suffisaient pas ? Il fallait m'avoir ou me détruire ?

Elle ne se rend pas compte que déjà elle est contre lui, que sa phrase se perd contre ses lèvres, que sa lame s'enfonce dans son flanc gauche tandis qu'une larme ardente coule comme de l'acide sur sa joue.
Et c'est un gémissement qui suit, le sien, le leur, lui qui a mal, Maelice qui souffre.. et ce rouge qui teinte doucement le torse nu de l'ibère...
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 10:52

Et puis au final, qu'est-ce qu'on s'en fout de ses menaces..

Contemplée dans toute sa splendeur, il répond à l'avertissement de la rousse par un sourire en coin, mesquin, et à la place de la haine flamboyante, c'est de la décadence brute qui vient s'en mêler. La main sur son torse est observée en silence, il écoute à peine, il comprend entre les mots l'essentiel, il voudrait l'embrasser cette main, la saisir pour la trainer près du feu, la réchauffer, lui donner de l'eau, rester à côté d'elle et lui expliquer que le jeu n'a sa place que quand il reste à l'état de passion. Le jeu de cartes est sorti, dévoilé et lui tend une main pour s'en saisir.

La main retombe sur l'épaule d'Aria puisqu'elle vient se coller contre lui, un hoquet qui s'échappe des lèvres pleines de l'espagnol, un hoquet à mi chemin entre la douleur et la surprise, cet instant terrible où plus rien n'a d'importance que cette impression que la vie s'écoule autour de soi sans s'arrêter. Contractée la machoire, une sueur froide qui glisse dans le dos comme la goutte de sueur sur sa tempe, et une expiration qui finit en soupir, en sourire crispé, une pointe d'humour à sa question, à sa haine.


- Joker..

Appuyé contre elle, il tend le bras et attrape le jeu de Maelice, un déglutissement qui s'échappe quand il s'écarte et pose une jambe à terre, la main libre vient se porter à son flanc, entre les doigts à la peau sombre, la vie s'écoule en flux réguliers et légers. Le jeu est tendu en l'air, comme le font les charlatans dans les troquets, il vacille un instant puis se remet droit et coupe le paquet en deux face contre sol, huit, huit, huit, il coupe, les cartes battent l'air, s'envolent comme ses doutes sur Aria, de deux doigts, il les jette une par une à la volée dans les flammes . La dernière carte en main vient se loger d'office dans la main de Maelice qu'il rejoint.

- El rey de corazones.. Trouve quelqu'un.. à mettre dans ta couche niña.. Eso vale el juego..

Il s'élève le doigt en direction d'Aria et retombe, sur le flanc, la main s'appuie de son mieux, et lui, la rejoint, et passe sa main autour de ses épaules. Front contre front, intimité qu'elle aurait rejeté, alors la voix murmure.

- Te prefiero enfadada, ahora.. Ahora.. Te sé viva.. Mi llama.. No voy a morir, no quiero morir..

Sur la tête, une petite tape comme on le ferait d'une enfant, un sourire qu'il veut enjoué et qu'il sent qu'il s'arrête là où la douleur commence. Un pas, et ça tire, deux pas, ça déchire, rejoindre la porte. Il aurait du faire demi-tour, au moins pour aller chercher une chemise, un linge pour boucher la plaie qui a l'air propre à la façon qu'a le sang de circuler à sa guise.

Et lui, l'ibère, l'homme, le mentor, le protecteur se retrouve à tituber vers la sortie, appuyé de son mieux à la chambranle de la porte, un vertige qui le prend quand il tourne la tête, il y a des inconvénients à être homme et fort, la chute est douloureuse. Crispée à en faire péter l'émail des dents la machoire quand il se redresse contre le mur du couloir, les lèvres se desserrent un instant pour laisser sortir un peu d'air, et contre le mur, Donatello Figueros et Moragos se rend compte qu'il a encore frappé une femme, il devrait mourir, ce devrait être la fin.. La punition. Et pourtant, et pourtant.. Quand les paupières viennent voiler l'onyx, il pense à un sourire aux lèvres charnues, il pense à un regard sombre voilé de grands cils. Il revoit l'albâtre d'un corps de jeune fille, il ressent la douceur de l'or d'une chevelure, et l'odeur particulière d'une rousse, et ce regard, ce regard qui demande plus qu'il ne donne. Mourir et les abandonner.. A cette idée, son corps se révulse, et l'estomac au bord des lèvres, il tente de se relever. Qu'il est dur d'être faible quand on a eu si longtemps l'habitude d'être fort. Et comme certains prieraient un dieu, supplieraient, l'ibère lui se voue à ses saintes. Murmure léger, presque une prière, presque un chant qui s'échappe des lèvres de l'homme blessé par une femme peut être plus qu'il ne l'aurait voulu.


- ¿ A dónde va.. nuestro amor ? Si cada día se .. se va muriendo la flor .. de tu agonía. *

Entre les doigts, il considère en souriant comme on sourit à un vieil ami, le sang qui s'écoule doucement, à trente-cinq ans, il est bon de savoir que la mort n'est plus si loin, et finalement, il le sait, ou croit le savoir.. Comme les chats qui ronronnent pour se rassurer au seuil de la mort, lui, l'ibère reprend sa chanson du bout des lèvres, éructant de temps à autre un râle de douleur.

- ¿ A dón.. de va nuestro amor ? Cariño mío .. si donde hubo calor, hoy sólo .. hay frío.

Oui, Donatello.. ¿ A dónde va nuestro amor ?

_______________
* A dónde va nuestro amor, Luz Casal, La Pasión.
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 11:42

Pourquoi les mots sortent ainsi, pourquoi elle a l’impression à ce moment précis de porter tous les malheurs du monde…Pourquoi elle a une envie incompréhensible de chialer autant que possible, de broyer du noir…L’alcool chaud était finit, les rires, les moqueries, les extravagances faisaient place à un monde plus sombre, à ce moment où on se met à raconter sa vie sans raison apparente…
Mais le pire dans tout ça, outre l’humiliation même et la désolation qu’elle s’inspire c’est qu’autant el Padre, et Sa protectrice s’en battent le choux ! Aria la repousse, concentrée par les paroles de l’espagnol, un dialogue, une provocation..Une attirance s’installe alors qu’elle, la jeune, se recule..
Esseulée, peu fière d’avoir en plus pleuré ainsi, elle entortille une mèche timidement..Honteusement. Ils s’en moquaient de son désarroi, de sa détresse, alors autant s’occuper un peu, comme on peut , se rassurer en passant soit même ses doigts dans sa chevelure…

Aria semble plus déterminée que jamais, sa chevelure de feu n’est rien comparée à cette haine, cette rage qui l’anime et l’embrase…Le regard brillant de Maelice se pose sur la dague et elle écarquille les yeux. Son bras se tend, comme pour signaler le danger mais la lame éclatante vient se plonger dans le ventre du mentor…
Choquée, elle se rapproche doucement mais le voilà qui semble s’affirmer, se défaire de cette situation et assurer son rôle de protecteur…
Il s’empare de son jeu de carte et la jeune joueuse se sent vide de toutes énergies…Elle est livide quand il vient à Les détruire.
Les flammes emportent ses années d'horreur…Elles étaient là quand elles en avaient besoin, mais leur présence était devenue pesante et destructrice. Celle qui avait plongée dans le feu du Malin voyait alors sous ses yeux emplis de perdition, ses cartes brûler et se consummer.
Il souffre, et pourtant il continue de vouloir l’aider..Les aider…Il lui tend le roi de cœur, et Maelice conserve cette carte dans le creux de sa main…Peut être devrait-elle justement trouver quelqu’un qui pourra prendre soin d’elle, comme lui le fait pour ces femmes de l’atelier…
Elle ne connaissait rien de lui, mais désormais elle le respectait…

Il se rapproche d’Aria, lui glisse ses mots et Maelice tente à nouveau de se faire violence, de se reprendre…Jamais elle n’aurait du boire ainsi…Il était blessé, et elle savait soigner…La, dans son état…elle ne ferait que le charcuter à coup de gestes maladroits…

Il quitte la salle et Maelice vient près de Sa protectrice pour abattre à sa manière une gifle sur sa joue. Le geste est dur, brutal et accentué par l’alcool.

Pourquoué..l’avoir ainsi…blessé, il né pas le respous…Elle tousse…L’autre et son accent lui montait à la tête..Il n’est pas le responsable de tes malheurs…Il nous aide…Et parfois, même si cela fait mal à sa fierté, il faut savoir accepter d’être aidée ! …Rachète toi…on doit l’aider…

Ses paroles restent sèches alors qu’elle vient saisir les lèvres de la Rousse…Une admiration doublée d’une attirance et d’une crainte. Un caractère puissant pour une personnalité pourtant fragile…Aucun d’eux n’était aussi fort qu’il l’espérait, et Maelice venait de comprendre que si elle n’arrivait pas seule à se sortir de ce chaos, il lui aurait suffit de demander de l’aide…
La jeune femme quitte les lèvres de l’Admirée à regret alors qu’elle range la carte dans sa poche. D’une voix douce, elle lui murmure alors dans le creux de son oreille…

Il a besoin de nous…Nous lui avons causés ce tord, désormais…il saigne à cause de nous…
Sa main passe dans sa chevelure, alors qu’elle prie Aristote pour ne pas avoir assommé l’odorat de la belle avec ses murmures alcoolisés…

Son regard se pose sur la sortie, qu’elle s’empresse de franchir, le pas encore hésitant…

[Dans les couloirs des Galeries]

Elle le découvre alors, chantonnant , assis contre l’un des murs du couloirs…A genoux près de lui, elle l’invite à relever le menton et pour lui éviter les délires se résoud à lui en coller une à lui aussi…Pourquoi ? Peut être pour se venger d’avoir parlé toute seule, peut être aussi pour avoir brulé ses cartes d’une manière aussi..radicale…Mais aussi pour s’être laissé planté aussi inutilement…

Toi, arrête de chantonner…T’es vieux..Mais.. t’vas pas …claquer sous mes yeux….


Elle lui retire sa main brusquement et observe sa plaie..Impossible pour elle, de le soigner ainsi, dans son état, mais le mettre en position pour attendre des soins, ça…elle pouvait…
…Fait moi confiance…Don’….Sans un mot de plus, les mains encore un peu tremblantes, la jeune l’invite à s’allonger sur le dos et l’aide à replier ses jambes…Il devait rester allongé pour répartir au mieux le sang dans la partie haute de son corps..Elle se poste près de sa plaie et appuie fortement…
Malgré l’alcool, les réflexes restent, l’assurance qu’elle a que dans ses circonstances revient..mais la lucidité est encore là. Jamais elle n’allait le recoudre, le soigner dans son état…Il fallait un médicastre..

Aria…prend moi une chaise, pour relever ses jambes…et surtout…va chercher de l’aide !...Il nous faut tissus des propres…et un soigneur…




Dernière édition par Maelice_ le Mer 23 Fév 2011 - 16:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 12:50

[ Galerie - salle de travail d'Attia, derriere une porte bien close. ]

Les paupières doucement s'allourdissent et c'est un enième coup d'aiguille dans son doigt qui lui fait s’arrêter.
Fatiguée elle est fatiguée.
Toute la journée elle a cousu, rattrapé ses commandes en retard, taché de faire toujours mieux pour rester celle qu'elle s'est faite, l'une des meilleures couturières du royaumes.
Et cette goutte carmin qui perle a son doigt est un des nombreu tributs qu'elle paie au génie auquel elle doit son bonheur.

Mais l'heure n'est plus a la performance, elle l'est au repos.
Un sourire étire ses lèvres alors qu'elle imagine le corps du blond nu sous les draps l'attendant.
Elle l'a prévénu, sans doute dort il déja alors que dehors les chiens aboient a la nuit.
D'une main ankylosée elle replace des meches brunes et penche sa paume au dessus de la flamme, grimaçant de la douleurs qui lui brule doucement la peau.
Elle aime, ne demandez pas pourquoi.

Elle n'est pas sortie, elle n'a rien mangé, prise de nausées, elle s'est laissée emporter dans le tourbillon créateur et sous le reflet rouge du velours sanguin elle contemple les broderies fines qu'elle vient d'achever.

Elle en a eu du mal a revenir, a reprendre ses aises quand la ou autrefois elle se sentait chez elle, elle rase a présent les murs.
Oui elle se fait discrète, elle sait qu'il est la et que l'atelier est devenu sa terre. Elle ne veut pas lui faire plus de mal, même si de le voir, de l'entendre lui manque, lui l’épaule, lui la force...
Les femmes sont traîtres, le coeur est traître, qu'y peut elle ?
Elle soupire. Si tu étais arrivé plus tôt bel ibère, je me serai faite tienne sans equivoque...
Elle etouffle la pensée, soufflant doucement sur la flamme de l'une des bougies.
Les regrets ne servent a rien et la pointe de jalousie qui est la sienne quand il est si proche de toutes ses femmes, quand il se murmure dans les couloirs que Donatello aurait fricoté avec une telle ou une autre, meurt derriere les levres qui n'en diront jamais rien.
Elle a choisi.
Elle regarde la pièce sans vie, qu'elle n'aime pas depuis qu'elle l'y a vu, depuis que ses yeux croient voir ses épaules baties a l'embrasure de cette fenetre qui reste volontairement fermée. Comme il l'aurait pu de son coeur, il s'est introduit dans son second sanctuaire et y a laissé sa marque, comme cette volonté de marquer également son corps... Cette rage de la faire sienne qu'il a refrenée.

Elle ferme les yeux un court instant. Elle pourrait dormir la, mais elle ne veux. L'auberge ou l'attend le blond n'est pas loin et elle sait marcher dans les rues la nuit, alors usant ses dernieres forces, elle se leve, masse ses reins endoloris, et tate une poitrine qui se fait étrangement douloureuse. Les menstrues a venir certainement ...
Elle souffle les bougies l'une apres l'autre, et sort enfin.

Elle arpente le couloir calme a cette heure, avant de se laisser surprendre par des eclats de voix. Les sourcils se froncent alors qu'une moue deforme les levres de la gitane qui la main prete a tirer la dague elle se rapproche.
Le Sévère ne veille t'il pas au calme dans l'atelier ?

Une silhouette au dessus d'un corps. Le coeur de la gitane cogne alors qu'elle essaie de mieux voir a la faible lueur de la veilleuse qui projette des ombres longues dans le couloir.
Du sang... La gorge se contracte, envie de crier au meurtre. Qui aurait bien pu en vouloir a la vie d'un des artistes residents de l'atelier ?


- Oh! Qui êtes vous? Que faites vous !?

Elle se rapproche et apperçoit mieux les traits qu'elle ne connait que trop peu voir pas. A cet instant, la memoire lui fait defaut et elle ne voit pas qu'il s'agit de l'une de leurs dernieres recrues. Pire encore... Elle palit violemment en apercevant la barbiche impecablement taillée de l'ibère.

- Donatello...

Un murmure effarouché qui viole ses lèvres alors que légèrement tremblante elle cherche de quoi se défendre.

- Qui êtes vous ? Eloignez vous !

Elle pourrait s'approcher, la pousser mais elle reste raisonnable. Elle ne sait si la jeune femme est toujours armée. Sans attendre cependant elle retrousse son jupon, devoile sa propre arme qu'elle tire les doigts tremblants. Ne vous y trompez pas, la dague fut a une époque sa meilleure ennemie.

- Eloignez vous immdiatement de lui... qu'avez vous fait! ? Sévèèèèère !!! Au meurtre !!!


Reaction typiquement féminine, mais ne lui jetez pas la pierre, elle n'est qu'une femme. Une femme inquiete...
Dieu! Donatello... avec quels coeurs as tu joué pour te trouver dans cet état ?

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 16:00

C'est un autre monde dans lequel se trouve Aria. Elle regarde sa lame recouverte de pourpre. Quelle aimait cette couleur, quelle aimait cette texture. Elle observe alors Don, écoutant ses mots sans les assimiler. Son espagnol est bien loin à ce moment. La rage est retombée, à croire qu'elle s'est entièrement introduite dans le coup porté pour ressortir en coulée de sang.
Elle le regarde, défaire Maelice de ses démons alors qu'il devrait s'effondrer. Est-ce possible d'être aussi fort ? La rouquine se rend soudain compte qu'elle a malmené le seul qui semble s'intéresser à elles, à toutes, chacune pour ses raisons. Et toi Donatello qui s'occupe de toi ? Pas moi.. regarde je t'ai tué... Tué ? Ses mains se font tremblantes, elle perçoit bien plus la douleur de l'ibère dans sa mâchoire crispée, sa respiration sacadée. Et il s'en va et elle reste plantée là, incapable d'amorcer le moindre pas, pétrifiée par l'horreur qui la hérisse.
C'est la seconde gifle, une claque moins puissante mais plus douloureuse, celle de Maelice, qui la ranime. Et ce sont ses lèvres qui la rassurent. Dans quel monde vivait-on ? Elle ? Aria ? Indépendante, arrogante et fière, prise en charge par une jeune femme qui tient à peine debout ? Etrangement, elle répond au baiser, cherchant ses lèvres pour ne pas retrouver cette réalité sanglante. Mais le lys est plus lucide qu'elle. Car oui, à présent c'est l'ivresse de la culpabilité qui se fraye un chemin dans le coeur de la rousse. Elle la suit, l'observe faire avec Don, allongé dans le couloir sombre. Elle n'ose approcher, elle n'ose le toucher, la pardonnera t-il ? Allait-il mourir ? Et si oui.. la lavera t-il de cet ultime afront qu'elle lui avait fait ?
Elle se sentait comme violeuse, violeuse de ce corps chaud que toutes aimaient, voleuse de ce sang brûlant que toutes adoraient.

Elle n'avait pas prononcé un seul mot encore, peut-être même avait-elle perdu la voix. Elle ne parvenait plus à parler mais aux paroles de Maelice elle souleva un pan de sa robe, déchira en partie sa chainse pour en donner le tissu.
Elle allait chercher de l'aide, quand une silhouette se découpa légèrement. Elle n'avait même pas entendu Attia arriver et à ses paroles elle s'approcha, ignorant l'arme qu'elle tenait à la main. Après tout, si coup elle devait recevoir, cela n'aurait été que justice.
Elle espérait être assez proche pour que la brune l'écoute et quand Aria parvint à ouvrir la bouche, c'est une voix différente, étrangement calme et complètement sans vie qui s'en échappa.


Attia, c'est nous.. Aria et Maelice. Elle n'a rien fait, elle tente de le soigner.. j'ai tué Don.

Oui, elle en était persuadée, elle l'avait tué. Il y avait trop de pourpre, trop de ce liquide vital qui lui chatouillait les narines,. L'ibère avait bien trop pâlit, elle l'avait tué.
Dans sa main, la dague coupable est encore présente, et elle la lâche soudainement, craignant de se souiller encore plus de ce sang innocent.


Attia aide-nous je t'en prie, je ne veux pas qu'il meure. Je t'en prie, je t'en supplie.. vite..

Elle ne pouvait plus en rajouter, encore un peu et elle paniquait. Car déjà sa voix se perdait dans les aigus, se brisant contre les légers gémissements de l'ibère. Ambiance macabre dans les couloirs. Qu'avait-elle fait ?
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 16:34

Tu vois Donatello, s’il y a bien une chose dont on peut être surs, c’est que les femmes sont des nids à problèmes, toutes belles et adorables qu’elles soient, et toi, misérable agonisant, tu perçois enfin toute la stupidité de chacune de tes paroles, chacun de tes actes, de ta lutte contre elle-même. Il y a des étoiles qui brillent dans son regard, des étoiles qui clignotent devant ses yeux, la tête oscille d’avant en arrière en fredonnant, il ne connaît pas la suite, il n’a jamais connu la suite. Pourtant, elle arrive à toute vitesse, comme une gifle, puisque c’est une gifle qui le fait cligner des yeux. Il voudrait répondre, la bouche s’ouvre et il constate qu’elle est pâteuse cette bouche. Il s’insurge, résiste quand elle l’allonge.

L’onyx fouille le couloir à la recherche de la chaleur, il fait froid dans ce grand corps, si froid qu’il sent à peine la chaleur de la main sur sa peau, un froid qui glace tout, qui étouffe tout comme la neige en Bourgogne qu’il déteste tant parce qu’elle dissimule le soleil. Et le soleil est parti, il s’agite l’ibère, à la recherche du soleil qu’il sent, qui brûle son flanc mais qu’il ne voit pas. Une voix familière qui le tire de son délire, un soupir qui tient du rire, de l’exclamation amusée. La langue claque dans la bouche pâteuse, pour essayer de l’humecter, de libérer les mots englués par la douleur. Et enfin, ils sortent ces mots destinés à la femme de sa vie.


- Mi Amor.. Callate.. Tou as toujours crié pour rien .. Et sourtou toujours au mauvais moment.. Por favor.. Me duele la cabeza..

C’est romantique un homme à terre, y a pas à dire. Et le vacarme dans sa tête ne cesse pas, puisque s’y ajoute la rousse qui revient à la charge pour se justifier. Alors allongé sur le dos, il redresse un avant-bras, un index vengeur et marmonne.


- ¡No me morí! ¡Soy Donatello Fi.. gueros y Moragos, y no me... moriré antes de que esta mujer haya aceptado ser mi esposa! ¡ Joder !

Et il s’agite, homme stupide, bien déterminé à leur montrer qu’il est fort, que rien n’a changé et qu’il reste celui sur qui elles peuvent compter. La main de Maelice est retirée doucement, il se redresse, les dents grinçant à la douleur provoquée par le buste qui se penche en avant.

- ¿ Sabéis que .. Comienzáis a bombearme el .. aire ?

Il expire la douleur comme d’aucuns expirent l’air, il s’accroche au mur, à la chambranle, se relève au prix d’un effort qui lui arrache un râle de douleur, et enfin, enfin, il est à sa hauteur, à elle. Un sourire con qui orne son visage alors qu’il tangue.

- ¿Sabes que eres bonita mi amor?

Plus que quelques centimètres pour l’embrasser, profiter d’une situation à son avantage, et après se laisser mourir s’il le faut. Mais la vie en a décidé autrement, et la fatigue et la perte de sang aussi, alors il s’écroule à ses pieds, avec un bruit sourd. Et c’est une bordée de jurons et un cri de douleur qui accompagne la chute du grand Donatello aux pieds de sa foutue gitane.
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 17:01

Le sang recouvre désormais ses mains fines et qui tentent d’être plus assurées. Elle compresse encore et toujours sur cette plaie pour éviter que le fluide de la vie ne échappe d’avantage. Elle craint qu’il ne meurt sous ses doigts à cause d’elle et de Sa protectrice…
D’ailleurs, que fait-elle debout, sans un mot, vidée de sa fougue et sa force…Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même à ce moment là, après l’irréparable…Maelice se mord la lèvre, incapable de la prendre dans ses bras et de sauver l’espagnol en même temps. Privilégions quand même le futur cadavre…choix, plus judicieux...

Maelice relance son invitation pour aller chercher de l’aide quand une voix féminine se fait entendre.

Au meurtre ?...Sévère ?!...huu, huuu..On va s’calmer c’est pas elle qui l’a planté hein, et si elle le lâche, elle ne verra pas très longtemps l’espagnol…Se moquant de la menace, elle continue d’appuyer, le sang coule désormais un peu moins mais ce corps qu’elle sent sous ses doigts se fait plus froid…Elle craint pour sa vie, elle qui d’habitude ne se préoccupe que de sa survie…

Aria part s’expliquer et le bruit de la lame qui heurte le sol se fait entendre. Rapide coup d’œil vers ce qu’il se trame…Elle n’entend pas tout, et qu’importe…
Bougez vous !!! Il faut un guérisseur !! Le ton de sa voix est ferme et puissant, telle une menace, un ordre sans détour.

Mais l’espagnol, reste l’Espagnol. Il repousse sa main, se relève et Maelice reste sciée. Le cul au sol, le regard hébétée devant la scène, ho combien romantique mais oh combien pittoresque…Il l’aimait au point de claquer sous ses yeux en gâchant inutilement son sang ?...
Il chute, elle ricane d'une manière qui veut dire "ça t'apprendra", c’était inévitable et la jeune se précipite dans la salle pour y chercher ce tissu dans lequel elle se love lorsqu’elle vient à dormir dans son atelier…Le sang tache déjà le tissus et elle se laisse aller à genoux devant le corps qui réagit encore.

Tu vas te laisser faire maintenant, espèce de….chiabrena
. Bah voilà, c’était dit. Malgré tout le respect qu’elle lui doit, c’est sortit tout seul…
Le mantel se pose sur son corps, elle plaque à nouveau sa main sur la plaie et se tourne vers les deux femmes.

L’une doit aller chercher un guerrisseur, et l’autre reste ici pour le réchauffer…Il faut frictionner son corps, il est gelé… Attia….Tu es celle qui doit rester..Si tu t’en vas, ce fou serait capable de te suivre et de crever…

Elle saisit alors de sa main libre celle de Sa fougueuse…Elle tente de la rassurer, lui céder un peu de son assurance même si elle n’est pas suffisante, elle s’en doute bien…

Il ne va pas mourir…Va chercher qui de droit…

Maelice marque une pause, l’alcool est toujours là, elle n’avait pas encore décuvé et toute cette agitation nouvelle, cette concentration qu’elle suscite avec violence lui arrache des grimaces de douleur. Ça lui lance dans le crâne et son regard tend à se troubler….

Hum..Hate toi, ma belle, je t’en prie.



[Définition car j'aime la poésie dans le vocabulaire médiéval : Chiabrena = chiure de merde ]
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 23 Fév 2011 - 20:17

Un gitane fatiguée, en plein debut de grossesse, meme si elle ne le sait pas encore, qui n'a qu'une envie, celle de retrouver son homme et de dormir, qui decouvre malgré elle le corps de l'autre, celui qu'elle n'a pas choisi, qui comprend pas bien ce qui se passe, qui apprend de surcroit que c'est la rousse, son fou qui l'a planté, et que ce dernier au lieu de mourir en silence fait le joli coeur, et qui pour mettre le pompom se fait donner des ordres en plus par l'autre qu'elle ne connait pas... ça donne un trèèèèès rapide changement d'humeur.

Mais revenons en arrière, par ordre chronologique.

Acte 1
Elle baisse la garde quand Aria se déclare. La rousse elle la connait, depuis que le baron les as présentées, meme que la rousse c'est son fou personnel, nommée de par sa manie naturelle et agacante de remettre en question la mégalomanie toute impériale d'Attia, dite la reine pour les intimes. Si si...
L'autre, Maelice, elle sait que c'est une nouvelle recrue, et c'est a peu pres tout. Mais pour l'heure c'est pas les biographies qui s'ecrivent dans son crane, c'est les mots qui se posent. Tué don... Un frisson la parcourt alors qu'elle se rapproche et observe la scene. Maelice les mains dans le sang, Aria et l'arme du crime... Les lèvres se sechent soudain, alors qu'elle n'a aucun mot qui lui vient.

Acte 2

Elle range sa dague. Elle a pas encore assimilé la scene, elle sait juste qu'elle a parlé de mort et elle refuse de croire que l'ibère a cédé.


- Mort... Mais qu'as tu fais ? Pourquoi ?

Elle s'avance pour mieux voir, comme pour vérifier que ce n'est pas vrai.

- Don!

Eh bé non il est pas mort. Tout comme sa tirade a demi mots comprises qui signifie un vague ta gueule, ptete un peu plus affectueux. Elle retient un sourire de soulagement surtout en le regardant faire le coq, restant sans expression alors qu'il s'avance tout pres de ses levres, sans pouvoir les cueillir. Elle le regarde s'affaler sans pouvoir faire le moindre geste au sens propre et au sens figuré car la petite nouvelle lui saute deja dessus en mode infirmière et que j'te donne des ordres toi la Attia et que je te parles doucement toi la Aria.
Ya pas a dire elle a un souci avec ce qui peut ressembler de pres ou de loin a de l'autorité, surtout quand elle est dans son empire, quand elle n'a rien a voir avec les betises de gosse du fou et de la joueuse invétérée, surtout quand elle a sommeil, surtout quand elle voit l'ibère faire le malin alors qu'il pisse le sang...

La seulement elle fronce les sourcils alors que les connexions essentielles se font dans le cerveau fatigué et que les poings doucement son serrés.
Le regard noir passe de l'ibère a la brune, de la brune a la rousse. Ya pas a dire, ya un sacré ménage a faire. Elle prend une grande respiration, il est temps pour la reine de pique d'entrer dans le jeu.

Acte 3.


- Maelice c'est ça ...

Petit sourire jaune avant que les prunelles plongent dans le regard dilaté.
Elle fait une petite grimace alors qu'elle se baisse et sent l'odeur de gnole qui se dégage de la nouvelle recrue.


- je pense qu'il serait souhaitable que vous me laissiez regarder plutôt que de donner des ordres. Nous ne sommes pas sur un champs de bataille.... quoique.

Et tu ne sais pas qui je suis.
Le visage se fait sérieux alors qu'elle repousse doucement la jeune femme, soulevant le linge qui fait tampon pour mieux regarder la plaie. Elle saigne moins, normal ya une limite a la quantité de sang qu'un homme peut perdre, et sans ménagement, la gitane pose ses pouces sur les levres de la plaie pour en mesurer la profondeur , tatant la chair autour essayant de deviner si les dégats internes sont inquiétants ou non.
Non elle n'est pas médicastre, elle a juste elle meme subi les coups d'épées, vu des etres chers tomber sous les memes coups, elle a certains gestes qui lui sont naturels et c'est sans douter de beaucoup qu'elle peut conclure.


- La plaie n'est pas assez profonde pour etre préoccupante, il ne mourra que si on le laisse perdre plus de sang. Il faut refermer ,On a pas le temps d'attendre.

Elle est lucide elle, en pleine possession de ses moyens, pas embrouillée par quelconque stupéfiant, ou pas quelconque sentiment desespéré. c'est rare mais a cet instant elle a toute sa tête et elle compte bien le démontrer aux deux bousillées de la cervelle qui ont voulu jouer avec des cartes trop tranchantes.

- Nous aurons une conversation tres sérieuse tout a l'heure...

L'avertissement est donné alors que son regard passe de l'une a l'autre.

- Aria, tu as besoin de prendre l'air, file dehors, trouve du baume, reveille Breiz au pire!

Oui elle elle a le droit de donner les ordres.

- Vous, vous restez la vous m'aidez. On va s'occuper de la plaie...

Oui nettoyer, et transformer des points de couture en points de suture, elle sait faire la petite couturière.
Pour l'heure elle garde son sang froid. Elle sait qu'il ne mourra pas, il s'est mis lui meme au défi. Alors sans trembler elle attrape les bras, faisant fi de la douleur dans ses reins direction la paillase de l'ibère.


- Maelice ?

Dans sa voix un encouragement. Me tombe pas dans les pommes gamine. Apres tu pourras.


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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 0:37

Et pour une fois la rousse se tait. Pour une fois elle n'ira pas provoquer la brune dont les iris ne font faire qu'un tour à son sang.
Elle essuie sa main ensanglantée sur sa robe, qu'importe de la salir, elle ne veut pas que sa peau soit souillée par ce qu'elle vient de faire.
Trouver Breiz, ça elle peut faire.
Un dernier regard sur Maelice... sale histoire... elle qui n'avait cherché qu'à aider une jeune ivre, avait terminé son rôle en semi-meurtrière de "l'Homme de ses dames". Elle avait mérité son rôle de Jocker... Pas assez comme les autres pour rentrer dans le jeu.

Elle tourne les talons, et déambule dans les couloirs. Où chercher ? C'était où déjà chez les couturières ? L'esprit embrouillé, elle ouvre presque toutes les portes, ne prenant pas la peine de s'excuser. Qu'importe ce qui se trame derrière, Aria n'a jamais autant espéré apercevoir la chevelure rousse si connue.

Que lui dire "Bonsoir Breiz, j'ai presque tué Don, peux tu nous aider ?" ou encore "Hey, la rouquine ! Tu aurais pas un baume ? Non parce que j'ai planté ma lame dans le flanc de l'ibère là... et franchement ça pisse le sang"...
Les pensées se bousculent. Que dire ? Il fallait aller à l'essentiel.. si elle lui disait d'office ce qu'elle avait fait, la réaction, certes humaine de se fâcher contre elle, ne ferait que les ralentir.

Une nouvelle porte fut ouverte, un regard sur Breiz, seule, pâle et bien trop maigre au goût d'Aria. Mais elle n'eut pas le temps de le soulever. Elle se recomposa une mine, bien que ses joues roses de trop de gifles, ses vêtements tâchés de carmin, le pan de sa robe mal ajusté sur une chainse déchirée, ses cheveux emmêlés, tout cela ferait forcément réagir la rousse...
Mais elle ne lui en laissa pas le temps.


Breiz ! Je te cherche, il y a eu... un accident. Viens s'il te plait, apporte un baume pour les plaies si tu as.. je n'y connais rien. Viens !

Oui un accident... ce n'était pas lui mentir, car jamais elle ne l'aurait fait volontairement dans un état normal.. ne l'avait-on pas élu tempérante aux vertus d'Autun ? Pensée futile ? Faut bien se rassurer un peu..
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Azkaban
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 9:24

[Au comptoir de l’auberge]

C’est à cet endroit que le blond passait la plupart de ses soirées depuis leur arrivée en Bourgogne. Et comme à l’accoutumée il incarnait le dernier client, certainement pas insomniaque mais il préférait de loin discuter de futilités avec le tavernier à la limite de l’extinction plutôt que le climat froid d’une chambre vide. Ah, ils ne refaisaient pas le monde les deux piliers du soir et puis quand bien même, les verres engloutis les un après les autres entravaient largement cette faculté là.

Quand, à bout de force et de neurones, le patron se désincrusta de sa place en éructant bouche fermée, ses lèvres venaient de sonner la fin de la discussion. Le blond sourit en coin, regardant l’homme d’un air dépité, à quoi était il réduit en ce moment ? Sa belle compagne aurait été un tout autre spectacle bien plus réjouissant…

L’aubergiste aux rondeurs débordantes s’éloigna en se grattant gracieusement le bas du dos, Azkaban réprima un p’tit rire moqueur qui tentait de s’imposer lorsque la séparation du séant de l’homme fit une belle apparition alors que celui ci grimpait une à une, les marches menant à l’étage d’un pas lourd en s’accrochant des deux mains à la rampe de l’escalier.

Quelle agilité pensa moqueusement le blond…Il leva son dernier verre, fit tourner le liquide à l’intérieur pour le vider d’un trait dans son gosier. Son verre vide en longue vue, hésitant à se servir à nouveau…Solitude.

Que faisait-elle ? Cet atelier qu’il lui savait cher lui volait sa présence…Jalousie.
Elle, qui lui avait toujours ouvert ses mondes, lui, faisait de même mais là, malgré tout l’intérêt qu’elle portait à ce lieu, il n’avait pas eu le droit à la visite de rigueur, insinuant que sa présence n’y était pas des plus attendues.

S’en était trop, trop de questions…il claqua le verre sur le comptoir, se levant brusquement, son siège basculant au sol. Youps..L’avait abusé d’la poire…


Bordel de crénon de diou ! Pouvez pas être discret en bas ??!

Ah l’machin n’était pas encore rendu…sans y répondre, Azkaban enfila son mantel en relavant minutieusement le col contre son visage puis rapidement s’engouffra dans les ruelles sombres et froides. Il avait, ce soir, besoin d’elle, c’était le cas lorsque ses démons venaient à l’envahir, sentir de sa présence tout contre lui. Le froid fut bénéfique pour qu’il retrouve un peu ses esprits dans la brume de sa tête…Quelques pas plus tard.

Les portes de l’atelier s’ouvrirent sans peine, étonnement de sa part, imprudence des artistes…Un couloir, des portes ou derrière les heures s’égrainent sans compter pour son malheur. Il déambulait lentement, marchant à tâtons, passant devant des pièces obscures…Au loin, quelques bruits, une lueur, quelques voix mais surtout sa voix.

Attia ?
Il voulait lui demander ce qu’elle faisait encore ici à cette heure, lui lancer quelques reproches égoïstes…L’alcool aidant à aucune réflexion et tact, s’en serait plus facile encore. Mais à l’approche de la scène, le blond se retrouva figé, la mâchoire limite à se décrocher, de base pas vif, l’était encore moins là…
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 10:06

Elle ne lui a pas adressé la parole une seule fois, pas une seule fois. Elle leur a parlé, elle a donné des ordres, le regard voilé derrière les cils fournis est triste.

-Tou t’en fous n’est ce pas ? Qué yé t'ai..me .. Tou t'en fous..

Et puis après tout, pourquoi lui en vouloir, elle fait ce qu’il a toujours fait, aller d’un cœur à l’autre, librement. Quand elle le relève pour l’entrainer dans la chambre, il ricane, et les soubresauts du torse lui arrachent des gémissements de douleur qu’il tente de contenir. Un bruit, un mot, il le connaît ce mot, pas cette voix, il redresse avec peine le regard et fugitive, la vision de mèches blondes.

Tu savais à quoi ça ressemblait un monde qui s’écroule Donatello ? Savais-tu seulement la douleur que tu causais à toutes ces femmes derrière toi, maintenant, tu sais.. Jusqu’ici.. Il a marqué son cœur, son corps et maintenant, il vient jusque dans sa chambre à lui pour lui prouver qu’elle lui appartient, qu’à cela ne tienne. Lâche la Donatello, rends lui et va retrouver celles qui t’aiment. Les dernières forces, celles qui ne sont pas encore tout à fait parties avec la perte de sang importantes, la repoussent, résistance brouillon qui le fait s’écrouler de nouveau.

Il est beau le grand Donatello, face contre terre, aux pieds de la femme qu’il aime et de l’homme qu’elle lui a préféré. Homme, femme, adulte, enfant, la douleur reste la même, vivace, ardente, un cœur brisé, ça éclate, ça détruit, et ce n’est plus de l’ordre de l’amour bafoué ou de l’attente, c’est une trahison, c’est comme si elle lui avait enfoncée elle-même la lame dans le cœur. Tu as mal Donatello, et c’est bien fait, non ? Un dernier éclat de fierté alors que la douleur lui fait perdre pied et que la tête lui tourne.


-Vous êtes dans ma chambre, sortez dé là .. TOUS ! TODOS ! Va con él Attia, no quiero veros..

Il n’est déjà plus là, il délire l’espagnol, il revoit les premiers temps, les sourires, les regards, il revoit les caresses qu’il n’a pas poussé plus loin par respect et par amour. Il n’est même plus avec eux dans la chambre, il est déjà dans les bras d’une autre, à pleurer sa rage des femmes. Comme un enfant qui appellerait sa mère, l’ibère appelle la meyre parce qu’il lui semble qu’en cet instant, il n’y aura qu’elle pour apaiser la douleur qui brûle et écrase tout dans son corps, il n’y a plus de sang dans ce cœur, et qu’importe s’il n’y en a plus nulle part, qu’importe si la vie se retire, Attia est partie, il le sait, elle n’est même plus dans la chambre, elle est avec lui qu’elle aime. Et les mots sont répétés, marmonnés, hachés, une litanie de supplicié.

- Alma mia.. Alma mia..
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 11:00

[ Au pays de Pom land, appelez moi Pomette la paumée]

La gitane a cet instant c'est un peu le calme avant la tempête.
Elle n'a pas adressé un mot a l'ibère, non pas dans le but de l'ignorer, mais parceque tout ce qui pouvait lui venir c'est un flot de reproches, façon mamangalo. Oui une mamangalo, elle soigne le bobo de son petit puis apres seulement elle lui explique a grand cri qu'il ne faut pas jouer avec les objets tranchants.
La elle est juste incapable de se montrer plus compatissante.
Mais elle lui lance un regard, de la douceur de l'olive de la prunelle emanait le message qu'elle ne s'en foutait pas. Le coeur a ses raisons disait on, et tout n'est pas bon à dire.

Alors elle l'emmene sans remarquer qu'une autre présence s'est imposée. Elle n'a pas entendu sa voix, elle ne l'a meme pas vu, trop concentrée a essayer de se convaincre qu'elle pouvait y arriver, le coudre, coudre ce tissu rare et chair...
Ce n'est que quand l'ibère hurle a tous les diables, contractant son ventre augmentant un peu plus le flot qui s'echappe de son flanc qu'elle se retourne vivement pour voir enfin le blond. Comment est il entré, comment l'as t'il trouvée, pourquoi était il la ? Toutes ces questions lui soulèvent le coeur autant que le spectacle qu'elle est consciente de lui offrir. Il est beau ton atelier chérie.


- Az ? Que fait tu ici ?

Elle grimace légèrement, ça commence a en faire trop sur le pompom. Au final elle aurai du laisser les 2 inconscientes se demerder avec l'ibère dont les beuglements commencent a peser sur ses oreilles. Elle le préférait poétique, romantique, calme, pas desespéré et fier...

- nome di dio, tacete !

A langue fleurie, elle répond des bribes qu'il lui reste de sa langue a elle.

- Je n'irai nulle part! Il ne sera pas dit que j'ai laissé mourir un homme chez moi!

Elle a mal, mal avec lui , elle sait trop bien ce que c'est que de regarder l'etre aimé en aimer un autre. Mais qu'y peut elle ? Disparaitre ? Elle a essayé, mais il faut croire qu'il était indispensable qu'elle regente le tout. Pour le coup elle aurait bien aimé que Breiz soit la. La vraie mere c'etait elle.

Elle lance un regard de feu a l'ibère qui faiblit se penchant pour lui murmurer dans l'intime de son oreille.

- Laisse moi te soigner... Apres tu pourras me hair... Je n'irai nulle part.

Elle soupire puis se redresse regardant le blond.

- J'aurai préféré te faire une visite plus gaie, mais il ya eu un accident, Don est blessé. On a plus le temps d'attendre un médicastre... Je suis désolée, je dois rester.

Elle commence a etre gagnée par la fatigue, par les nerfs trop sollicités d'un coup, par ce flot de sentiments contradictoires.
Elle abandonne le blond, elle sait qu'il peut comprendre meme si ce n'est pas agréable.
Elle a une mission a accomplir, apres seulement, elle redeviendra l'amante, pour lui.


- Maelice! es tu avec moi ?

Oui la elle avait besoin de la jeune femme. Celle qu'elle ne connaissait pas, celle qu'elle devinait fragile si Don s'y était interessée, et a en croire son état. Pourquoi les Do se résumait a un ramassis de personnalités toutes aussi traumatisées ?
Elle sourit posant une main amicale sur l'épaule de la jeune femme.


- Il te reste de la gnole ? On va en avoir besoin pour nettoyer.

D'une main nerveuse elle fouille dans la besace qui lui sceint les hanches, sortant son coussinet a aiguilles, puis une grosse bobine de fil. Le petit matériel qu'elle gardait toujours sur elle, et qui ce soir, servirait grandement.

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 12:43

Maelice faisait pour la première fois la rencontre avec la mégalomanie d’Attia, la belle brune avait un caractère fort, que par son orgueil mit à mal, la jeune qualifierait de caractère de merde.

Elle peste dans sa barbe et l’observe, silencieuse alors que Don’ n’attend que de sa part un signe, une parole…Il était fou d’elle et cela crevait les yeux, c’était ça donc…un Roi de Cœur, un homme dévoué capable de crever inutilement juste dans l’espoir d’avoir un regard de sa part…La jeune femme hausse les épaules, après tout, les amourettes et elle ça fait deux et ce sont leurs histoires…Mais une chose est sure c’est que ça va lui peser leur histoire à l’eau de rose façon dramaturge…

Les muscles essayent de tenir le coup alors qu’ils se dirigent vers la chambre du Don et qu’elles le déposent sur sa couche. Maelice reste toujours aussi silencieuse, hésitant à la ramener alors qu’elle risque déjà de se faire remonter les bretelles par la mégalo..La chef…Elle était ivre, c’était visible et rien que ça, elle allait en entendre parler.

La jeune femme observe le torse de l’espagnol, cette chair qu’elle avait griffé, marqué par son ivresse et elle se mord la lèvre, honteuse. Alors qu’elle pensait enfin qu’elles seraient capable de le guérir, Don’ la ramène…encore et la raison est cet homme qui pénètre la chambre…
Maelice soupir…C’est lassant. Lui, c’est donc l’homme d’Attia…Et lui la, le souffrant c’est le celui qui est amoureux de la brune…Ha, et la brune à fait son choix, et c’est le blond…Tss..Elle en a marre là..

Oui je suis prête à le coudre mais avec vos histoires, j’me demande si vous attendez qu’il crève là…Vous êtes vraiment…Pesants !
Et non je n’ai pas de gnôle…ce n’est pas car j’ai bu que j’suis une armoire à alcool…
Enfin...vu la quantité qu'elle a enfilé ce soir, cela aurait permit d'en faire une p'tite collection de flasques...

Se penchant alors vers le blond, elle se permet de poser la question.

Vous en avez-vous ?...Bon, la joueuse essaye de reprendre ses esprits autant qu’elle peut et relève son fessier. Elle cherche dans les affaires de l’espagnol et essaye de trouver quelques tissus propres, et une bouteille d’alcool.

Attia, je sais rien de ta vie, si tu as déjà soigné ou non, mais si tu ne l'as jamais fait, il faudra que tu désinfectes ton tissu, ton aiguille et comme tu as pu voir que c’était pas profond il nous faudra au moins cautériser la plaie et ça…je connais qu’une manière pour le faire…lame rougie et après tu pourras le recoudre et mettre un bon baume…enfin si on en trouve…Et si tu n’aimes pas les ordres..Tu feras avec ma belle…Ça va dans un sens…comme dans l’autre…

Oui, Maelice était arrivée à bout, rares sont les fois où elle osait la ramener ainsi, où elle pouvait ainsi s’affirmer au risque de se confronter inutilement à une femme plus forte qu’elle…Mais malgré sa vie de traine misère, elle avait soigné plein de fois ses confrères, ou d’autre ivrogne en taverne…On apprend pas qu’à boire dans ces lieux et des têtes pensantes et des médicastres venaient aussi se détendre et raconter leur exploits..

Don’..s’il te plait, calme toi…et laisse nous te soigner. Je ne peux pas te coudre, j’ai les doigts trop tremblants, et Breiz n’est pas encore arrivée…Alors…Pour le moment, c’est la seule qui peut faire ça…

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 13:17

Et c'est la qu'elle ecarquille les yeux au ton dont la minie recrue lui répond.
Non mais vas y prend moi pour une débile tant qu'on y est.
Elle fait la moue la gitane. La durite elle la pétera plus tard.
Pour l'heure le ton se fait moins amical, plus dur, plus froid.


- Non tu ne sais rien de ma vie et mes histoires pesantes ne regardent que moi, et tu ne sais visiblement pas soigner proprement une plaie peu profonde. Sais tu seulement ce que c'est que cauteriser ? A mon avis non sinon tu ne voudrais pas infliger cela a Don pour si peu.

Elle est excédée la gitane, autant que la joueuse alcoolisée, mais dans un rapport comme celui ci il est important de montrer qui c'est qui commande, du moins entre les 4 murs de l'Atelier.

- Je t'ai demandé de l'alcool, tu le trouves tu me l'apportes, j'ai du matériel a néttoyer et peu de temps a perdre. Si ça t'ennuie la porte est ouverte tu vas decuver apres on pourra peut etre discuter.

Mechante ? Elle n'en a cure, au point ou elle en est, elle n'est plus a un grief près.
C'est a peu pres comme ça quand on ne la connait pas, quand on n'est pas préparé a la subir.
Elle sait ce qu'elle a à faire et elle le fera.
Au fond d'elle une prière, celle que la rousse ait trouvé Breiz.
Non elle ne cèdera pas la place, c'est elle qui coudra, mais c'est la meyre et personne d'autre qui prendra soin du blessé, elle, elle ne pourra pas le veiller, nettoyer son front fiévreux, veiller sur son sommeil... Elle elle ne pourra pas, elle ira veiller sur un autre sommeil. C'est comme ça.



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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 15:20

Que fais une rouquine dans les locaux de son atelier si tard dans la nuit? Hum....Bonne question.
Peut être que quand on avorte, on culpabilise, après. Une tout petit peu. Rien qu'un peu. Et comme on culpabilise, on dort mal, voire pas. Et quand on dort pas, on se tourne et on se retourne dans son lit, et ça gène le mari, qui lui dort sur ses deux oreilles... En théorie.

Alors la rouquine, alle avait passé une robe confortable, et elle s'était levée. Sauf que chez elle, elle tournait en rond, mais quelque chose de violent. Après avoir remis du bois dans tous les feu, vérifié quarante trois fois que ses enfants dormaient bien, fait les poussières dans toute la maison, rangé et re-rangé chaque pièce... Elle s'était résolue.
Chaudement emmitoufflée dans sa cape, elle avait passé un filet et un mors léger à son cheval et grimpé dessus, comme ça, sans selle. L'atelier n'était pas si loin, après tout...

Sauf qu'à l'Atelier, qu'elle pensait trouver désert, ou presque, seuls les hommes y résidajnt en théorie, il y avait un remue ménage comme jamais elle n'en avait vu. La main sur la hanche - par réflèxe, parce qu'il y avait longtemps qu'elle ne portait plus d'épée - elle se dirigea vers l'origine des cris. Vers la chambre de Don.
Une Aria affolée la croise en chemin, mais elle s'en moque, elle n'entend pas, elle a déjà compris. Elle avance, résolue à affronter ce qu'elle trouvera. Il semblerait que cette chambre soit destinée à accueillir le sand des artistes.

Du regard, elle embrasse la pièce. Il ne lui faut qu'une seconde pour comprendre, et la voix qui sort de sa bouche est si glaciale qu'elle ne doute pas d'être obéie.


Sortez. Tous.

Elle, elle s'agenouille près de l'ibère, elle l'observe. Elle saisit le murmure tremblant, elle ne comprends pas les mots, mais elle sait que c'est elle qu'il appelle. Une main apaisante caresse le visage exangue, et un murmure se glisse à son oreille.

Je suis là... Je suis là...

Le regard se relève, l'acier se durcit face à Attia, que fait-elle ici, que fait son compagnon ici, est-ce lui qui a blessé l'espagnol?

Toi aussi, Maitre.

Le ton est respectueux, l'usage du titre le prouve. Mais il ne souffre aucun prétexte, aucune contradiction.
Elle veut, elle doit rester seule avec l'ibère.

Une main ensanglantée se referme sur le poignet de la brune - oui, elle a déjà du sang sur les mains, sur sa jupe, elle est à genoux dans le sang, elle cherche la plaie, elle suit les mains de la brune sur ses bords, elle est au charbon quoi - et elle murmure à la gitane :


Il faut du clame Maitre, tout le monde doit sortir, et tu dois revenir seule avec du fil, de la soie. Envoie quelqu'un chez moi chercher mes affaires pour soigner. Je n'ai pas assez ici. Va. Vite.

Déjà, elle a relaché le poignet et se concentre sur le blessé, cherchant à voir s'il a senti sa présence, s'il a perdu beaucoup de sang ou pas, si la plaie est profonde ou pas.

Elle ne regarde plus personne d'autre que lui. Elle ne doute pas d'être obéie.

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 15:42

Enfin la brune se concentre un peu sur l’espagnol et non sur ses histoires de sentiments. Bon accessoirement, elle en a prit aussi plein la trogne pour y arriver. Le regard de la jeune se fait perplexe, elle rêvait où elle venait en plus de lui donner des ordres et d’affirmer son rôle de Mégalo.
Nul doute, Maelice a autant de mal avec l’autorité et les caractères impulsifs, qu’Attia. Son homme est encore là, et aux paroles de la matrone, la joueuse grimace…L’alcool est-il si encré dans son esprit qu’elle en oublie ce qu’on lui avait apprit pour l’art de guérir…Si oui, c’était une faute impardonnable…Elle aurait pu tuer Don’ par cette idée de cautérisation…

Elle se sent mal d’avoir faillit ainsi, d’avoir été si aveuglé . La haine passe, pourquoi, car elle sait reconnaitre ses tords, même si le ton hautain de la brune l’agace…Jamais elle n’avait eu à obéir, et jusque là, elle avait fermé sa bouche et s’était exécuté mais là…fallait pas pousser.

Breiz pénètre dans la salle, et encore une fois, rappel que certains sont de trop…Maelice incapable de donner de bon conseils avec son ivresse, l’époux d’Attia qui s’impose dans la chambre du Don’…

C’est une affaire d’amourette, qui allait se régler entre les concernées. Un histoire de personnes lucides, une histoire…que dire, la poursuite de ce dramaturge .

Un regard se pose sur Don’, compatissante, neutre…Elle le remerciait pour ses cartes d’un simple regard mais voilà…Sa place n’est pas ici, pas dans son état.

Inutile, lassée par ces comportements qu’elle ne comprend pas encore, car jamais elle n’avait ressenti pareil attirance ou besoin envers un homme, elle préfère s’en aller, un jour peut être qu'elle découvrira cela, et elle pourra les comprendre. Pour l'instant, cela la dépasse..

La porte est ouverte, elle en franchit le seuil.

Prenez soin de lui….Moi, j'ai besoin de décuver, je sers à rien dans mon état.


Elle salue le mari de la gitane qui doit se sentir mal à l’aise…Lui qui voulait bien faire, se trouvait de trop dans ce manège.
Maelice sort dans le couloir…à la recherche de celle qui devait se sentir coupable, responsable de ce qui se passe…Certes il y avait une pointe de vérité mais, qu’importe…

Aria ?....Tu..tu es où ?...
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 16:13

Ah Breiz ou l'art délicat d'arriver.
Elle a pas le temps de sourire la gitane en voyant les renforts arriver.
L'arrivée d'une Breiz c'est comme le vent glacial sur les falaises bretonnes, sec et coupant. Un peu trop au gout de celle dont même le préfixe maître ne suffit pas a gagner la docilité.
Elle connait le caractère de la rousse, mais parfois il ya trop d’étincelles d'un coup, et la ou il ne devrait y avoir qu'une seule flamme, il y en a à présent deux.

Sans ciller le regard suit Maelice qui est congédiée.
Elle se mord la lèvre, retenant le flot fielleux que la rousse n'aurait pas mérité.
Elle a horreur des ordres, horreur du stress, horreur qu'on lui dise ce qu'elle a a faire. Pourquoi s'acharne t'elle a se détacher par une mégalomanie presque pathologique ? Pour ne plus avoir a subir les affres de la subordination.

Elle n'y est pour rien dans tout ceci. Si elle n'avait pas fait tant de zèle à coudre et finir cette robe, elle serait a cet instant confortablement lovée contre le blond, au pays des rêves, des rêves d'enfants et de Yolanda... gâteuse jusqu'au bout.

Elle attend que la jeune recrue soit dehors pour fixer la rousse.

- Je ne suis pas ton enfant Breiz !

Bon c'est fini gitane ? Tu as fini de faire l'enfant ?
Non! Encore une couche! voilaaa!


- Tu as la voix qui porte plus que moi, envoie toi même quelqu'un te chercher ton barda. Vous m'emmerdez tous! Vous m'emmerdez!

Et c'est la que les nerfs de la jeune engrossée choisissent de lâcher. Pourquoi est elle la comme un vautour a essayer de s'accaparer un bout de l'ibère qu'elle aurait pu avoir tout entier alors qu'elle pourrait et devrait en être si loin?

Les yeux larmoyants cherchent le blond. Qu'allait il penser de tout ça ? Ce n'est pas exactement ce qu'elle voulait qu'il voie de l'atelier.
Elle prend une bonne inspiration, et hocquetant elle continue.


- J'vais chercher le fil...

La main sur la bouche, elle se dirige vers la porte attrapant au passage le bras du blond. Elle a la nausée de l'odeur du sang. Pourtant il ya quelques instants elle était calme, resistant aux friponeries de l'ibère mal en point, remettant maelice a sa place quand a la manière de soigner, et voila que la rousse venait de la mettre au tapis. Tant pis, elle prendrait un tour de repos, c'est elle qui va coudre, personne d'autre, c'est établi.

Sans dire mot la respiration lourde elle depasse Maelice.


- Trouve Aria, allez chez Breiz, ramenez ses affaires, faites vite!

Oui grouillez vous, réparez le bordel que vous avez foutu.
Sans laisser le temps a quelconque discussion elle s'engouffre dans sa pièce a elle, dont la porte est claquée et le blond poussé en avant.
Elle perd son regard inquiet dans le sien puis eclate encore d'un sanglot.


- Je suis tellement désolée... je ne voulais pas que tu voie tout ça...

Elle a juste besoin d'un peu de reconfort. De retrouver ses esprits, ensuite, elle cherchera le fil de soie, le plus fin, les aiguilles les plus neuves, et elle y retournera, parcequ'elle ne faiblira pas la petite couturiere.



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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 18:50

Il avait suivi le cortège insolite sans trop savoir que faire, il n’était ni médecin ni prit de compassion pour le type agonisant, en plus il nota sans peine que l’homme n’était pas un malade des plus agréables, qu’est ce qu’il braillait…Pi dans quelle langue y causait celui là ? Pour sur, un jargon inconnu pour le blond. Il aurait bien proposé en première intention de soin une idée merveilleuse : un bâillon. Quand l’image lui traversa l’esprit il esquissa un léger rictus.

Minutes longues, il observait sans trop comprendre ce qui se jouait, qui était qui. Mais il avait entendu son prénom...au milieu des machins...Attia...Qui était-il ? Des regards, des échanges. Quand l’homme demanda expressément que tout le monde sorte, le cher blond aurait bien pris la poudre d’escampette le laissant crever sans le moindre remord.

Et elle, qui lui demande ce qu’il fait là !!? Bah, tout simplement il pourrait ajouter que s’il continue ainsi à passer ses soirées seul, il finirait en imbibé notoire qui aurait la vilaine impression d’avoir comme compagne un tavernier visqueux. Mais ! Pour l’heure, il n’avait pas très envie de s’étaler sur la réponse à donner…Dans l’immédiat, il la fixait, restait dans un coin, le plus discret possible.


Don est blessé. On a plus le temps d'attendre un médicastre... Je suis désolée, je dois rester.

C’était donc lui…Et là, il le détaillait un peu plus, un sentiment étrange vint l’envahir, comme une jalousie mal placée car après tout c’est avec lui qu’elle était…Mais c’est auprès de cet homme là qu’elle resterait ce soir. Et les autres soirs ?

Et ça se chamaillait à savoir qui allait coudre le fameux Don ! Il aurait aimé dire dans une boutade : Moi ! J’veux bien m’y essayer ! Point de croix ? Une maille à l’envers l’autre à l’endroit ? Mais naaann ta gueule le blond ! N’en rajoute pas la tension était plus que palpable ! À s’en prendre même plein la tronche. Ambiance de femmes autour de….d’un seul homme…Etrange d’ailleurs qu’il puisse susciter autant d’attention….

Et v’la ti pas qu’une autre dame lui demandait au creux de l’oreille de la gnole. Quoi ? Il refoulait autant du goulot que ça le blond ? L’avait une trogne d’alcolo ou quoi ? Hmm ne savait pas comment prendre ça sur le coup mais à première vue enfin à sentir de plus près, la p’tite dame ne tournait pas non plus à l’eau. Sa simple réponse fut donnée par une négation de la tête.

Et encore une autre donzelle qui se pointait, c’est le moulin des rebouteux ici ou quoi ? La nouvelle était ferme, froide, dans ses ordres elle demanda à tous de sortir et à Attia qu’elle revienne plus tard et SEULE…
Mouais, il se sentait décidément pas le bien venu ici et n’avait pas envie d’y croupir. Puis Attia lâcha enfin l’homme à cette autre pour venir l’attraper dans une course vers le meilleur traitement pour le blessé, eux le fil, les autres pour le reste. Le blond la suivait sans dire un mot, il se laissait compresser dans cet engrenage infernal impassible, elle le guidait puis l’engagea dans une autre pièce. Le visage de la gitane était livide, ses traits tirés, il la voyait alors plus fragile que jamais… Elle s’écroula devant lui, impuissant face à sa détresse.

Que lui arrivait-il ?


Je suis tellement désolée... je ne voulais pas que tu voies tout ça...

Dans un geste naturel, il vint la recueillir entre ses bras, passant une main sur son visage.

Ca va aller…Ne te mets pas dans ces états là, les choses sont ce qu’elles sont…Il faut faire le nécessaire pour que ça ne tourne pas pire.

Il pensait à cet instant bien au fond de son esprit tordu : bruler un cierge c’t’une idée nan ? Il aurait voulu sécher ses larmes mais à cet instant ce fut inutile, elle avait mal, il le savait. Était-elle vraiment guérie de l’autre comme lui l’était de la rousse ? ça avait été si long….Même s’il doutait de la suite naturelle des choses, des réels sentiments de sa gitane envers l’autre espagnol. Et cet enfant qui ne venait toujours pas, le sort s’acharnait vraiment contre lui, contre eux. S’il y avait un handicap que l’on pouvait lui prêter c’était bien celui de l’amour…Soupire de désespoir.

Pour alléger un peu l’ambiance régnante, il fit une p’tite touche d’humour à la « Az » suivit d’un léger sourire.


L’est vraiment animé cet atelier ! Mais j’sais pas si j’adore…Que puis je faire Attia ? Parles moi ! Dis-moi si je puis être utile...

Son corps contre le sien, il aurait aimé être ailleurs, loin de tout ça…Loin de ces interrogations là…Sa bouche vint rejoindre ses lèvres tendrement comme un appel au secours : dis moi qu’ils vont se débrouiller seuls, que l’on peut partir de cet endroit qui me glace. Mais il n’en dira rien, il la laisserait agir.
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