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 [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 18:17

C’est un rêve qui tourne au cauchemar, une ignoble farce dont il serait le dindon, il compte les rainures dans le plancher, s’étonne d’une particule de poussière qui scintille, qui s’imprime dans la rétine, il n’y a rien plus rien, les lèvres sont sèches, la bouche pâteuse, et il y a ces mots qu’il continue à murmurer pour lui. Il ne les écoute pas, il ne les entend pas, qu’elles se disputent et qu’il crève. Une nuisance à son oreille qui devient un simple sifflement continu, ça n’est plus si désagréable, c’est juste constant, présent. Taisez-vous, taisez-vous, je veux mourir en silence.. Puisqu’il n’y a plus que cela de possible, parce que pour la première fois depuis l’enfance, il perd tout espoir en la gente féminine..

Et il y a ces mots qui glissent à l’oreille, Ses mots.. Un soupir qu’il exhale quand la fragrance particulière vient s’immiscer contre lui, un deuxième comme une délivrance quand il comprend qu’ils sont tous partis, plus rien n’a d’importance que le corps contre elle, que ce corps qu’il connaît et qu’il attire contre lui à lui faire mal. Dans la chevelure de feu, il y a des larmes qui se perdent, des sanglots qu’il étouffe, un raz de marée de douleur qu’il conservait et qu’il lâche enfin en elle, intimité ô combien plus intense qu’une étreinte sexuelle. Il pleure de l’avoir laissée partir, il pleure de l’avoir vue avec lui, de savoir que c’est avec lui qu’elle part, il pleure d’abuser de la rousse. Des sanglots qui lui tire des hoquets de douleur, parce qu’il souffre à l’extérieur et à l’intérieur, parce qu’il a besoin d’une femme et qu’il n’a même pas la force de les retenir. Alors, pour la première fois, les lèvres de l’ibère frôlent celle de Breiz, pas un baiser, une promesse, une supplique.


-J’ai mal.. Matame alma mia..

Qu’on en finisse de cette douleur diffuse qui rend misérable le plus orgueilleux des hommes.
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Fantome de Tom
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 18:38

De ? Beuh… Gné ?

Elle se galère, la rouquine. Déjà, parce qu’elle ne comprends pas pourquoi Attia lui gueule dessus au lieu d’obéir pour soigner l’ibère, ensuite parce qu’elle ne comprend pas pourquoi Attia pâlit comme ça alors que du sang, ce n’est certainement pas la première fois qu’elle en voit, et surtout, parce que l’ibère craque.

Alors bon, oui, elle le laisse faire, elle sent que de toutes façons, elle ne peut pas lutter. Elle se laisse aller contre lui, elle caresse son front et réussit à ne pas détourner le visage lorsque les lèvres viennent frôler les siennes. Elle sait qu’elle aurait du, elle sait que surement le blond – le sien, pas celui d’Attia, non mais ! – la tuerait ou plutôt achèverait l’ibère s’il le voyait faire. Mais elle laisse, patiente.
Elle cajole et câline, attendant qu’il la libère de son étreinte. Une main tâtonne, elle cherche la plaie, elle la presse, elle sent que le sang coule encore, un peu. Elle appuie. Il faut que ça s’arrête, sinon le fil qu’Attia est partie chercher – elle est partie le chercher hein ? – ne servira à rien.

Elle presse, donc, et elle attend. Elle murmure, elle chantonne. Un homme blessé, ce n’est pas beaucoup plus compliqué qu’un enfant malade. Ca couine juste un peu plus fort. C’est quand ça arrête de couiner que c’est inquiétant.

Enfin libre, elle entreprend de tamponner le plaie directement avec son jupon – elle n’a pas la force de le déchirer, et rien de tranchant sous la main, pourvu qu’Attia pense aux ciseaux aussi – aussi découvre-t-elle ses chevilles pour, à genoux, tenter de laver la plaie. Sans eau, c’est galère – pourvu qu’Attia pense aussi à de l’eau chaude !

Pourvu qu’Attia radine ses miches bientôt aussi, parce qu’elle commence à s’inquiéter un poil la rouquine. Elle a vu assez de sang dans sa vie pour savoir que cette blessure ne tuera pas l’espagnol – toutes proportions gardées, elle trouve la situation moins stressante que la fois où elle a du aider à l’amputation de celui qu’elle considérait comme un père, ou de recoudre seule et en pleine nuit la cuisse de son mari, en mettant son fils à contribution. Mais tout de même…


Ptin, elle fout quoi Attia ! Je comprends pas l’espagnol Don, ferme la et garde des forces tu veux ? Ptin mais elle fout quoi ?!





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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Jeu 24 Fév 2011 - 20:21

Elle fout quoi ?
Bah elle retrouve un peu de contenance. Vous voulez qu'elle couse droit ou bien ?
Dans les bras du blond elle laisse les larmes s'envoler. Elle goûte a sa présence et a cet instant elle sait qu'il est la et qu'elle peut compter sur lui.
Doucement elle lui enlace les hanches, se repose contre son torse, les secondes se faisant longues contre lui.
Elle sourit doucement quand il tente de la détendre d'une boutade façon Az, et elle leve les yeux sombres qui ont cessé de goutter vers lui.
Elle profite du baiser, se ressource a sa force et lui sourit caressant doucement ses bras.


- Merci d'etre la... merci d'être venu, tu ne peux pas savoir combien ça compte...

Combien ça change pour une fois de pouvoir se reposer contre lui, le sentir solide, dans le coup, la et pouvoir compter sur lui.
Doucement elle se défait de son étreinte.


-Je suis responsable de ce lieu. Je ne peux pas laisser un de mes artistes dans un état pareil...

Tout en parlant elle fouille dans ses affaire. Attrape une pièce de drap dont elle se sert pour les doublures, le fil de soie, une aiguille en argent dont elle ne se sert que pour les broderies fines.
Elle place le tout dans le petit baquet dont elle se sert pour se laver les mains avant le travail et attrape la carafe d'eau a coté.


- Il faudrait de l'eau chaude, mais on a pas le temps...

La elle parle seule, essayant de voir ce dont elle pourrait avoir besoin.
Puis elle reprend le chemin de la porte. Elle l'aurait bien gardé pres d'elle, pour se donner du courage, mais Don n'avait pas besoin de ça. Alors le regard se fait velours.


- Attend moi ici s'il te plait... Je ne tarderai pas, ensuite nous partirons...

Elle se hausse sur la pointe des pieds et lui vole un léger baiser, toute proche de lui dire a quel point elle l'aimait, laissant ses yeux s'exprimer pour elle.
Puis elle sort, respire profondément en espérant que la rousse n'essaie pas de jouer au soldat avec elle.
Du bout du pied elle pousse la porte derrière laquelle gît l'ibère, au dessus duquel s'affaire la rousse.
Elle ne dit pas un mot. Pose la carafe puis le baquet avant d'en extirper l'aiguille et le fil qui reposent sur un coussinet.
A bout de bras elle attrape le drap qu'elle déchire prenant soin d'en laisser pour faire bandage.

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Ven 25 Fév 2011 - 0:18

Vous savez ce que ça fait de rester longtemps sous l'eau ? Vous imaginez les bruits déformés, atténués.
C'est un peu dans ce monde là qu'évoluait la rousse, sous le choque. Elle avait suivit Breiz jusqu'à l'antre de l'ibère, elle était restée là au milieu de tous qui s'afféraient, ne s'étonnant même pas de la présence d'un blond.
Cette chambre l'étouffait, et un coup d'oeil à l'homme desespéré et blessé par sa main lui donna un haut le coeur.

On lui dit de chercher des affaires de soin, elle y était allée. Elle avait fouillé, retourné chaises et commandes. Les tiroirs avaient été ouverts, tous, les uns après les autres, sans même prendre le temps de les refermer.
C'est maintenant qu'une sueur froide l'envahissait, que ses mains fébriles devenaient moites, que ses jambes se faisaient de moins en moins sûres.

Les affaires de soin de Breiz rassemblées, elle revint, croisant Maelice dans les couloirs elle lui murmura à l'oreille


Je suis là, attend moi ici, j'arrive

Attia avait apparement pris les devants, qu'importe, il n'y en aurait jamais trop. Ses yeux n'osaient pas regarder l'ibère, mais quand ils croisèrent son regard, ce sont quelques mots qu'elle prononça silencieusement. "Ne meurs pas". Plus qu'un ordre, une supplique qu'elle lui laissa avant de rejoindre le lys à l'extérieur.

Ses jambes pouvaient enfin se laisser aller. Elle glissa contre le mur, la tête appuyée contre ce dernier, tout en entrainant la jeune femme avec elle.
Pas un mot, juste des gestes qui voulaient dire "viens, soit là, touche moi, je ne suis pas un monstre pas vrai ?"
Elle nicha son visage sur son épaule, au creux de son cou, et laissa le silence s'installer.
Elle avait froid, chaud, elle tremblait, et ces larmes qui restaient coincées et qui formaient un noeud dans sa gorge. Et elle entendait qu'on s'afférait dans la chambre de l'Ibère, et elle écoutait ses gémissements... et plus elle entendait, plus elle en avait la nausée.
Sa main vint se glisser dans celle de Maelice. Il fallait qu'elles parlent, elle ne voulait plus entendre ce qu'il se tramait à côté.

Sa voix brisée, nouée s'éleva doucement :


Maelice, je suis désolée pour toi, pour tes cartes, pour ce que tu vis là maintenant, dans ton état. Je voulais simplement t'aider... tu avais l'air si malheureux. Je suis désolée qui tu m'ai vu ainsi, aussi froide, aussi violente, moi qui déteste ça. Je suis désolée de ne pas avoir sû t'écouter plus tôt, de ne pas avoir sû te consoler. Don lui a tenté alors qu'il était blessé. Moi je n'ai rien fait. Enfin... je suis désolée, que ce qui aurait put être une jolie rencontre se soit terminée en bain de sang.
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Ven 25 Fév 2011 - 0:48

C’est doux, c’est chaud, ça rassure, ça apaise tout ou presque, il a le cœur qui pleure, mais l’âme souffle un vent de douceur, une brise légère, tout devient plus calme, il pourrait rire, moqueur, de voir le retournement de situation farfelu que la vie leur impose. Il pourrait rire, mais elle ordonne, et avec un sourire crispé, douloureux, il obéit. Se taire, se taire et continuer de l’observer, de l’aimer du regard, parce qu’elle est présente quand tout s’effondre, qu’elle est la cerise qu’on déposerait pour consoler de n’avoir qu’un simple gâteau alors que d’autres à côté s’empiffre de douceurs dégoulinant de coulis à la pomme d’amour, comme les lèvres d’Attia qu’il voit dans ce qu’il pense être un rêve, alors qu’elle est au dessus de lui.

Elles tressautent les paupières qu’il voudrait garder ouvertes pour contempler à sa guise, les visages qu’il ne voit pas tendus, qu’il ne voit plus qu’à travers un voile de fatigue. Parce qu’il est fatigué, tout simplement, il a oublié qu’il était blessé, il n’a plus mal, il a atteint le stade où il ne sent plus rien qu’une douleur sourde dans le flanc, ce n’est plus si violent. Et il part seul, parce qu’il est persuadé de n’être qu’avec elle, et qu’à elle, il peut tout dire, puisqu’elle lui a tout montré..

-Tou sais quand y était pétit, y’ ai voulu partir en Francia.. Y’ avais vou à la iglesia dé mon village.. muchos libros.. Des étoudes de los paises.. Des traités des cartographia.. Et yé pensais qué yé pourrais faire lo mismo..

Il étouffe un rire qui vient soulever le torse moite de sueur et qui se termine en une quinte de toux.

- Y’ai marché hasta oune croisément.. Et yé souis rentré.. Yé n’ai pas beaucoup .. grandi alma mia.. Y’ai toujours autant.. dé mal à réaliser mes rêves..

Il tourne la tête vers l’apparition chérie, croit lever une main.

- Pourquoi elle est partie avec loui.. Il aurait dou rester, il m’aurait achevé, fini Donatello.. Terminado..

Les espagnols et leur sens du tragique, pourtant, il y croit un instant.. Il ne va pas y passer, pas alors qu’elle s’acharne à vouloir le sauver, mais alors, quel est ce regret qui pointe chez l’ibère. Il lui en veut même au blond d’avoir été si lâche et d’avoir suivi la gitane, allons bon, il aurait pu le tuer, ils auraient fait disparaitre le corps, et puis, c’est tout, la justice ne s’en serait même pas mêlé, la jurisprudence ne s’occupe pas des malheurs sentimentaux d’un gueux et encore moins d’un gueux étranger. Que les français compliquent tout..

- Si tou mé plante... oune aiguille dans lé corps alma mia.. Yé né té parlerai plus .. Jamas..
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Ven 25 Fév 2011 - 9:38

Elle se calmait dans ses bras mais rapidement s’affairait à regrouper de quoi sauver son espagnol, elle aurait pu laisser faire les autres, sont pas toutes couturières ici ? Il se voulait calme d’apparence mais était tiraillé dans son fort intérieur. Elle l’embrassait avant de disparaitre…

- Attend moi ici s'il te plait... Je ne tarderai pas, ensuite nous partirons...

Attendre, le voilà de nouveau réduit à l’attente…Bon ! C’est qu’il fallait occuper cet esprit qui devenait curieux de se trouver ici, son bureau…Il fit le tour de la pièce d’un pas lent, observant les travaux accrochés, les tissus brodés, sans elle, ils n’avaient pas plus d’intérêt que ça, sa concentration n’était plus ici, elle se figeait sur ce qu’elle pouvait faire, dire, entendre…Quand l’imagination devient torture.

Une triste langueur l’emporta à s’avachir sur un fauteuil, sa besace retombant à côté de lui avec un léger bruit familier…Sourire. Il pencha donc son corps vers elle pour y pénétrer une main avide, elle est là, il la voit…Une belle bouteille de chouchen, cadeau d’adieu, présent bienvenu à cet instant.
Il s’affala de nouveau sur son trône de fortune un petit sourire en coin, dégagea ses bottes pour vautrer ses jambes sur le bureau attenant…Oui, il avait de quoi « désinfecter » la plaie, mais il n’allait pas gâcher quand même ! C’te breuvage sera d’autant plus utile dans son gosier que sur le bide de l’autre…Du bout des dents il extirpa le bouchon de son goulot et l’éjecta en le soufflant sur l’bureau. Un sourcil se retroussa, un air malicieux apparut, il porta la bouteille à ses lèvres et en descendit une majeure partie, un soupire de bienfaisance, il s’enfonça un peu plus dans son siège, bras en croix, la tête penchée en arrière. Il voudrait ne plus penser, faire le vide…Les doutes l’assaillaient, ses démons toujours présents, bien trop présents. Ennemis du soir.

Le blond tendait l’oreille pour tenter d’entendre le blessé gémir sous les coups d’aiguille, ça l’aurait un peu distrait faut dire…Parce que l’vide il n’arrivait pas à l’faire, l’était pas bouddhiste ni zen ce soir. Il fit un repli de son bras embouteillé pour venir achever le cadeau avec une légère grimace, le cadavre était relâché doucement au sol roulant avec douceur pour venir finir sa course en buttée contre le pied d'un chevalet. Le breuvage mielleux venaient se mélanger aux maintes vapeurs de poires descendues plus tôt, waoww cocktail explosif qui lui collait un petit rire irrépressible. Début d’une ivresse que l’on ne peut contrôler. Dans le couloir, d’autres voix, mais toujours pas de cris…Dommage. Impatience.


Hey ? Oh ? N’savez pas quoi faire ? Ça tombe bien ! Moi non plus !

Ce sont les mots qu’il lança à qui veut l’entendre, d’une voix à peine voilée d’un rire, encore avachit dans son fauteuil.
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Fantome de Tom
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Ven 25 Fév 2011 - 13:41

Ca tombe bien, c'est Attia qui va coudre. Ferme la.

Elle sourirait presque la rousse, soulagée. Attia est là, elle a apporté aiguille et fil, et même de l'eau.
Et Aria a visiblement raflé tout ce qui ressemblait à des fioles de soins dans son atelier. Alors certes ça sert plus souvent à soigner un doigt piqué ou un genou cogné de son fils, mais ça fera l'affaire.

Elle se saisit d'un bout de drap déchiré par Attia - quelle poigne! - et rince la plaie à l'eau claire avant de la tamponer à nouveau, nettoyant les bords avec application.
Un flacon est débouché, humé, un second, de même, et la rousse mélange plusieurs gouttes de chaque dans le creux de sa paume. Lavande et thym, pour empêcher la fièvre de se mettre dans la plaie.
L'ibère sentira l'épaule d'agneau en croute de sel, mais il vivra.

Les huiles de plantes imbibent une pièce de drap propre, une nouelle fois, la plaie est nettoyée. Ca pique, ça pue : ça soigne.

La rouquine s'applique maintenant à tenir les bords de la blessure serrés. Elle ne saigne plus, il s'agit maintenant de coudre... en espérant que tout tienne bon.


Attia...? Tu... Tu l'as déjà fait n'est-ce pas? C'est pas plus compliqué que de la soie sauvage d'orient. Tu es plus habile que moi... Milo a une cicatrice pas très droite.

Parce que, oui, la rouquine a déjà cousu son mari. Et elle ne tient pas spécialement à renouveler l'expérience. Ni à en parler trop ouvertement.

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Ven 25 Fév 2011 - 14:00

Alors qu’elle cherche du regard Sa protectrice, Maelice reste surprise à l’écoute de ces murmures, de cet ordre qu’Attia vient lui glisser dans l’oreille. Cela ne lui avait-il pas suffit de lui rappeler combien dans son état, elle ne servait à rien, combien elle était la matrone et pouvait ainsi se permettre les ordres même lorsqu’il ne s’agit pas de travail ? Si elle avait prit la porte, cela n'était pas pour une fois dans le couloir, être à nouveau quémandée et commandée....La brune retrousse le nez, peste alors qu’elle la voit s’engouffrer dans son bureau, enfin elle suppose, avec le blond.

Si elle pensait qu’elle allait agir, elle se foutait le doigt dans l’œil. Pourquoi ? Premièrement car dans son état, elle ne sert à rien, deuxièmement car elle ne sait pas où est la chambre de Breiz…et enfin car au lieu de la ramener Attia était la plus apte à connaitre les lieux, et donc à aller chercher les éléments.

Enfin la rousse est là, permettant à la jeune d’afficher un léger sourire. Elle s’empresse, et va chercher les outils…Soit, postée contre un mur, elle attend.
Elle rapporte tout à l’équipe de soigneuses, et sort de la pièce et Maelice reste peu surprise de la voir ainsi longer le mur, s’affaiblir et lâcher prise…La lèvre est mordue et instinctivement elle se rapproche, l’enlace. Invitée et encouragée par le désespoir de la Louve.

N’importe qui à ce moment précis méritait d’être réconfortée, d’être simplement pris dans les bras pour se sentir protégé...apaisé. Maelice manquait cruellement de cette attention, cette douceur et cette consolation…Ses bras se replient sur elle et elle la serre simplement contre son corps avant de déposer un baiser sur son front. Alors qu’elle se met à parler, la joueuse vient lui relever le menton et saisir ses lèvres…Une invitation à se taire, à ne plus penser à tout cela…

Suit moi…On ne doit pas rester là. De toute façon, elles renient l’aide, elles devront assumer. N’est pas mégalo qui veut….

Le corps de la brune se lève, l’échine s’étire et le bras se tend. Oui, il fallait sortir, s’aérer l’esprit, penser à autre chose qu’à ces gémissements…

Soudain une voix s’élève…. joyeuse et suivit d’un rire…Un autre ivre dans les lieux ? …Maelice hausse un sourcil et s’avance vers la pièce…avachit tel un pacha ou une loque bien faite, la jeune ne peut s’empêcher de ricaner…

Si tu sais pas quoi faire, lève toi…On a tous besoin d’aller ailleurs…Aller dans mon atelier, ça vous tente ?

Oui, car si en plus Maelice se rapplique avec Aria, dans le sanctuaire de la Matrone tout en buvant avec son mâle…Une chose est sure la joueuse allait se faire virer à coup sur…


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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Ven 25 Fév 2011 - 14:40

Attia ne parle pas. Elle se concentre.
Non elle ne l'a jamais fait. Elle l'a vu faire et a soigné apres.
Elle s'en fiche pas mal que ce soit une premiere fois, quand il faut y aller, il faut y aller, et c''est pas cette petite blessure qui va lui faire tourner de l'oeil, elle a subi et vécu pire.
La douleur est une vieille amie.

Il ya toujours cette odeur de sang qui la degoute, lui donne la nausée. Elle n'est pourtant pas si petite nature, mais son corps refuse tout bonnement cette odeur et c'est d'une main dégoutée qu'elle rejette les tissus souillés et passe une goute d'huile de lavande sur ses doigts. C'est deja mieux.

Tres doucement elle saisit l'aiguille d'argent, y passe le fil fin, et presque invisible. Elle aurait mieux aimé prendre un gros fil noir. Oui marquer l'ibère pour lui montrer que faire le joli coeur de ses dames peut s'averer danguereux surtout quand on cottoie un rammasis de bousillées du coeur et de l'âme.
Mais elle sait que Breiz ne le permettrait pas, elle la mère, telle une chienne aux abois.


- Ferme la Breiz tu veux s'il te plait ?!

Oui a son tour de la fermer. Le ton n'etait pas mechant ni coupant, juste un peu excédé.
A son tour de laisser du calme a la concentration. Les sourcils froncés, elle deglutit et prend une grande inspiration.


- Serre les dents Don, ça va piquer.

Piquer ? Doux euphémisme pour celle qui a elle aussi couturée. Elle qui a la chance d'avoir une peau qui ne marque pas, mais dont les traces sont quand meme visibles.
Elle a entendu la menace... Mais qu'y peut elle si apres cela, il ne lui parlait plus ? Elle aurait fait son devoir malgré tout.

Doucement, la main incroyablement calme et précise malgré la circonstance, elle avance l'aiguille en main.
Elle imagine une piece de velours épais. Doux a l'endroit, reche a l'envers, ou alors du cuir retourné, oui voila c'est du cuir retourné.
L'aiguille a une forme légèrement incurvée.
Difficilement, elle pénètre la chair que Breiz maintient entre ses doigts, tire sur le fil qu'elle attache doucement. A nouveau, le fil repasse. Elle bloque son esprit aux bruits, elle ne doit pas faillir. Le fil passera autant de fois qu'il faut, encore et encore, en point serrés et rapprochés, jusqu'a ce que la plaie soit refermée. Qu'il la haïsse de lui faire mal...

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Ven 25 Fév 2011 - 17:53

Je suis malade.. Et j’ai mal !

Combien de fois lui a-t-elle demandé de se taire ? Il ne sait pas, il ne sait plus, il ne comprend qu’à peine qu’elle lui dit qu’Attia est là, finalement, que ce n’est pas juste un rêve. Qu’on est con quand on aime, qu’on est con avec les femmes, et qu’il l’est avec celle-ci.


Partout, elle est partout. Dans sa vie, dans son cœur, dans son corps, dans son sang, et sa voix s’imprègne dans son esprit jusqu’à ce qu’il sente l’effet des huiles essentielles de la Meyre, les dents grincent et la salive s’avale difficilement. Un regard noir qu’il lui jette, un regard qui vient se perdre sur la gitane qui a son tour s’arme pour le faire souffrir, alors qu’il commençait à aller mieux, à ne plus rien sentir. Un regard de défi qu’il lui jette, avoir été si ridicule jusqu’à présent, et continuer à l’être devant elle ? Jamais.

Il sursaute à peine quand elle enfonce l’aiguille dans la chair, à peine s’il rentre le ventre sous l’effet de la douleur, à s’en démolir la mâchoire, il la contracte pour retenir le cri qui vient de l’intérieur et qui veut s’expulser, un cri d’injustice, n’a-t-il pas assez souffert ? Il ne la hait pas, pire, il l’aime et c’est parce qu’il l’aime, qu’il se force à la regarder, à la défier du regard. La main tâtonne à la recherche de quelque chose à serrer, à broyer, évacuer la douleur d’une autre façon qu’en la hurlant. Des doigts désespérés qui glissent sur une peau douce, des doigts qui implorent un pardon en une caresse avant de se refermer avec force sur la cheville délicate de la Meyre.


- Même pas mal..

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Ven 25 Fév 2011 - 19:10

La rouquine se tait, quand Attia le lui demande. Parce que pour coudre de la chair humaine il faut du calme, elle en sait quelque chose. Alors elle se tait, et elle regarde faire, trop concentrée pour être dégoutée par le sang.

Seulement être cousu, ça doit piquer. Elle, elle ne sait pas, quand elle raccommodait son mari, il était inconscient, alors il ne risquait pas de couiner. Sauf que le Don il avait l’air de manger sévère, parce qu’il avait saisit la cheville de la rousse, et quand dans la tête de Breiz, ça faisait un peu comme le cri du jeune homme dans cette vidéo , c'est-à-dire mal.

Elle serra les dents à son tour, ne laissa pas l’ibère voir qu’il lui faisait mal, et se reconcentra sur la Haute Couture sur modèle vivant que son maitre était en train d’effectuer. Et quand le tout fut achevé, net et propre, elle fit à nouveau tomber quelques gouttes d’huiles au creux de ses mains, les y mélangeant, avant de les faire couler directement sur la jolie couture.

Les morceaux de drap restants furent à leur tour déchirés, et de larges bandes furent passées autour du ventre de l’ibère. C’est lourd un ibère quand on est que deux pour le manipuler.
Quand ce fut chose faite, la rouquine entreprit de ramasser les linges souillées, tentant d’éponger le sang répandu au sol. Dans l’idéal, il faudrait aussi tourner l’ibère sur sa couche et nettoyer cette dernière du sang avant de l’y border. Mais entre l’idéal et la réalité, hein…


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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Ven 25 Fév 2011 - 20:03

Elle y est arrivée, elle a reussi a le coudre, droit, serré, la chair n'est plus béante et a present les lèvres sont reunies en une marque rougie sur laquelle la rousse applique encore des huiles avant qu'elles ne fassent a nouveau appel a leurs volontés pour le bander.

Il n'a pas hurlé comme elle pouvait s'y attendre, menteur jusqu'au bout, les yeux plongés dans les siens, la défiant sans pour autant l'intimider.
Tu es fort et fier , pense t'elle mais tu as mal tout comme moi j'ai mal de te faire mal, mais c'est pour ton bien.
Ne cherchez pas a comprendre.

D'un dernier regard elle couve Don qui semble serein. La douleur s'en ira doucement et il pourra guérir. Au calme, enfin si les donzelles de l'atelier le permettent, mais nul doute que Breiz veillerait au grain.

Repugnant a toucher les linges souillés de sang, elle attrape le baquet qu'elle a apporté le tend a Breiz pour qu'elle les y rassemble, avant de le repousser du pied dans l'embrasure de la porte.
Au matin Sévère fera disparaitre tout ça.
Elle en profite pour y jeter l'aiguille qui a servi a la couture. Son aiguille en argent, la seule qui ne rouille pas, qui ne s'abime pas...


- Don tu m'dois une aiguille...

Soudain alors qu'elle se penche la tete lui tourne, une sourde douleur dans le bas du dos lui arrache un léger gémissement.
Elle s'appuie contre le mur, pale comme un linge, le coeur au bord des lèvres. Elle devait sans doute etre tres fatiguée, pourtant elle avait connu des périodes plus surmenées... La tete lourde contre le mur, elle fixe un point pour ne pas défaillir, ne pas montrer une quelconque faiblesse.

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Ven 25 Fév 2011 - 21:00

Si tu sais pas quoi faire, lève toi…On a tous besoin d’aller ailleurs…Aller dans mon atelier, ça vous tente ?

De là où il était posé, le blond n’avait vu que sur les travaux d’Attia, pour apercevoir l’ouverture de la porte il lui fallait pencher la tête en arrière, ce qu’il fit…c’est là qu’une des femmes lui apparut, une fraction de seconde d’étonnement lors de l’invitation, il pensait bien passer le temps ici avec la solitude comme unique partenaire d’une loquacité à faire frémir un mort alors, à la proposition de la brune il ne put s’empêcher de répondre :

Euh oui… !!! ‘ttendez !

C’est qu’il ne connaissait pas les lieux l’blond, il souleva d’un geste vif ses jambes du bureau voulu choper rapidement ses bottes du bout des mains, mais rapidement quand la brume alcoolisée s’installe dans un crane ça ne fonctionne pas ainsi. Il fut donc déséquilibré, les doigts de pieds crispés sur le rebord du bureau, mais impossible de retenir sa chute en arrière par ce moyen très peu efficace voir même jamais testé comme tel.
Et…Vlannn…Le blond, l’fauteuil, les bottes formaient un beau ramassis au sol et cette andouille qui se poilait en se frottant le dos de la tête.


Merdasse…l’est pas si proche le plancher finalement…Euh, désolé avec un air à la limite de la niaiserie, doit manquer un pied à ce siège… En se relevant la tronche en vrac. Allons donc dans votre bureau, bonne idée et une botte d’enfilée j’vous suis… Saut à cloche pied pour mettre la seconde enfin plus exactement tentative de saut pour finir par capituler l’épaule appuyée à un mur et prendre le temps de bien viser. Voilà ! M’sieur était prêt.fin presque…il attrapa sa besace en souriant, faudrait pas l’oublier celle là…
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Ven 25 Fév 2011 - 21:23

C’est juste con une vie..

Il voudrait s’excuser auprès de Breiz pour la douleur, il voudrait s’excuser auprès d’elle pour le tracas qu’il lui cause, alors qu’il avait juste voulu aider une femme.

Il ne les regarde plus, il observe le plafond les yeux grands ouverts, il ne sent plus la douleur sur le flanc, il ne sent pas les doigts qui le frôlent pour le panser, la fatigue.. C’est si con d’être fatigué à trente cinq ans, c’est con d’être fatigué de n’avoir jamais rien fait finalement.. D’avoir laissé les autres faire à sa place, rien de bien gratifiant dans une vie, si ce n’est des sourires, mais où qu’il pose le regard, il ne voit plus de sourires, rien que des gueules d’enterrement. Il voudrait leur dire qu’elles lui ont tellement fait chier qu’il a survécu, elles peuvent faire semblant d’être heureuses maintenant.

C’est rustre un espagnol, n’est-ce pas ? Mais pas autant qu’une gitane, à la pique, il répond en grognant.


-Tou auras oune robe, niña.. No me rompe los cojones..

Vulgaire parce qu’à bout de nerfs, la douleur retenue fait plus mal que si on la laisse filer, et il tourne la tête vers elle pour lui sourire, pour atténuer un peu la vulgarité des propos. Jusqu’à la voir.. Pourquoi est-elle si pâle sa gitane ? Elle et sa peau à la couleur pain d’épice, elle et son air assuré, si mal .. Tout est de ta faute Donatello.. Alors, à bout de force, il se redresse sur les coudes et tant pis, si la douleur revient, la voir souffrir c’est comme souffrir soi-même, c’est douloureux, ça brûle comme son cœur dans sa poitrine, incandescente pompe à sang qui brûle de plus en plus. Qui éclate en fragments de souffrance, la main brune se porte à la poitrine, crispée sur le muscle, il n’y a pas de cri, il n’y a que les yeux exorbités par la fulgurance de la douleur, comme un coup de poignard, mais plus dans le flanc, dans le cœur, ce n’est pas une femme qui le blesse, c’est la vie qui le tue, trop lasse de lui avoir laissée des chances à répétition.

Un râle de douleur, et il retombe l’espagnol sur sa couche, le cœur brisé d’avoir trop souvent et peut être à tort, aimé les femmes. C’est con une vie..
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Sam 26 Fév 2011 - 20:43

Elle a a peine attendu la réponse. Elle aura quoi ? Elle n'a pas entendu, mais elle s'efforce de sourire, parcequ'elle ne veut pas qu'il croit qu'il s'agissait d'une pique, tout au plus une boutade destinées a alleger l'atmosphere.

Contre le mur elle le fixe, répond a son sourire l'instant d'une seconde. Seconde qui durera le temps des regrets. Pourquoi l'amour ça fait si mal ? Elle aurait pu l'aimer, elle l'a aimé trop peu et pas assez fort pour oublier azkaban, trop mal pour ne pas le faire souffrir.
Ils auraient fait un couple explosif, tous deux faits de feu, un tango eternel et violent de passion, voila ce qu'ils auraient pu etre. Peut etre s'y seraient ils brulés.
Elle a envie de lui dire, combien elle regrette le mal qu'elle lui fait, elle qui avait été honnete avec lui quand il lui avait fait sa demande dans une église... Elle dont le fol espoir etait resté le plus fort.
Non le blond n'etait pas un homme parfait, mais il avait suffisamment marqué sa vie pour faire mourir dans l'oeuf ce qui aurait pu être une romance endiablée.
Elle avait été passive et lui beaucoup trop passionné.
Les mots se forment sur le seuil des lèvres, elle a envie de desamorcer les choses, qu'il lui pardonne. Non elle ne lui proposerait pas son amitié, simplement une trève.
Mais elle ne parlera pas, ils ne sont pas seuls, et elle ne veut pas risquer une enième bagarre. Un jour peut etre pourront ils se parler, lui l'etranger qui a cru pouvoir envoler son coeur...

Et cette seconde, eternelle en pensée, finit par mourir, et avec elle l'ibère.
Elle n'a pas compris. Elle a juste gravé le sourire de celui dont l'accent chantonnant resteras a jamais gravé en elle, celui dont les dents on marqué sa chair du trop d'amour qu'il lui temoignait. Elle qui ne le méritait pas et qui aujourd'hui le regardait mourir.
Mourir ?
Elle le regarde s'effondrer, dans le soupir qui sera son dernier.
Non...


- Don ?

Elle s'elance, trop violemment pour que sa tete ne tourne et qu'elle ne s'effondre presque sur lui pour constater qu'il n'y a plus de vie dans le corps allongé, inerte.
Que n'ai je pas fait ? ou qu'ai je fait...


- Don ?

Elle le secoue, renie la réalité.

- Breiz fait quelque chose, il ne bouge plus! breiz... !!!

Elle est affolée, elle crie d'un desespoir plein de culpabilité, décidée a porter jusqu'a la fin de ses jours la responsabilité de la mort de celui qui l'avait sans doute aimé plus que lui meme, convaincue de l'avoir tué... Livide elle donne des coups, des coups sur le torse musclé, comme pour en soutirer une réaction, lui faire encore plus mal, comme si la douleur pourrait le ramener...

- Non...

Un frisson la parcourt et soudain elle est prise d'un violent haut le coeur, la main a la bouche elle fait un mouvement juste a temps, se dégageant, pour rendre les restes d'un déjeuner frugal sur le sol.
Tout ceci n'est qu'un cauchemar... Je vais me reveiller... Je vais me reveiller et tout ceci ne sera qu'un immonde et absurde rêve...
La vie est cruelle, autant que ceux qui aiment trop ou pas assez...


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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Sam 26 Fév 2011 - 22:46

Et Breiz, elle, elle ne sait pas quoi faire, elle ne sait pas quoi dire. Elle reste plantée là où elle était, incapable de bouger ou parler, ni même de comprendre au delà ce cette unique chose : Don est mort.

Elle ne bouge pas.


Elle ne bougera pas.

Shock.

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Sam 26 Fév 2011 - 23:10

Ainsi mourut Donatello, joli coeur de la péninsule ibérique.. D'une crise cardiaque. Amen !


[Ce post était sponsorisé par le Comité de Lutte Anti-Elitisme]


Dernière édition par Donatello le Sam 26 Fév 2011 - 23:18, édité 1 fois (Raison : Pour péter les scores !)
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Lun 28 Fév 2011 - 10:16

[Qui n'a perdu,Ne sait la peine, Plus de réserve, du tout, ni Dieu, ni Haine, s'en fout, Plus de superbe, j'ai tout d'une peine...Un enténèbrement]

Les secondes s'egrennent lourdes et douloureuses alors qu'aucune des deux femmes n'arrive a sortir de la torpeur macabre.
Il fait soudain trop froid, trop sombre dans cette pièce. Donatello n'est plus.
Elle a envie de rire, d'applaudir a ce vaudeville tragicomique dont le rideau vient de tomber.
Tout est tellement ridicule. Pourquoi a t'il fallu tout ce ramdam, toute cette agitation, et meme comment est ce qu'un artiste arrivait a prendre un coup de lame fatal dans un atelier ? Cherchez l'erreur...
Elle est loin la gitane d'accuser Aria, elle a certes donné le coup de couteau, n'en reste pas moins que c'est son coeur qui avait laché, et sur ce point elle est convaincue la dame de pique d'avoir fait tomber le roi de coeur.
Et meme la il ya de quoi rire, planté par Aria, tué par Attia, maudites syllabes, cruelles femmes que la reine de carnaval et son fou.
La pièce est à la hauteur du talent du défunt. Acte terminé, l'acteur s'en est allé, l'entracte s'eternise, alors que le second acte reste a faire, totale improvisation, ce n'était pas prévu.

Que faire a présent? Ecoeurée, le coeur comme le corps lourds. Elle a mal partout, la tête lui tourne. Pourtant il faut bouger, il faut faire quelque chose. Appeler a l'aide peut être ?
Elle n'en a meme pas la volonté.
Doucement pourtant elle se plante sur ses jambes s'appuyant contre ce qu'elle pouvait trouver de solide, pour surtout ne pas defaillir.


- B... Breiz, ne reste pas comme ça... Je t'en priiiie!

Les mots sont sussurés, supplique desespérée d'une gitane qui peine a rester consciente se trainant jusqu'a rouquine qu'elle voudrait secouer, mais dont elle n'a pas la force.

- Breiz!

Elle irait bien elle reveiller le Sévère, Gigi, appeler tous ceux qui demeuraient encore dans l'atelier, mais elle ne peux pas etre en train de lutter contre le vertige violent qui la prend, au plus mauvais moment, foutue grossesse!

- Je crois que...

Pas assez de sang dans le cerveau, notre gitane perd conscience, et s'ecroule aux pieds de la rousse. Comme si cette derniere n'etait pas suffisamment sous le choc.
Dans son coccon d'inconscience, c'est son esprit qui se protège, de la réalité, de l'évidence pourtant, une voix s'élève des abysses.

Tu peux être fière ma jolie... Tu as tué un homme...

Et elle rit, l'autre, la refoulée.
Non, ne reviens pas...
C'est un nouveau combat qui s'engage dans l'esprit fragile marqué a vif par ce nouveau drame, cette absurde tragédie.


[Tous mes démons, les plus hostiles, brisent les voix les plus fragiles. De tous mes anges, les plus dévoués, et moi l'étrange paumée, Fiancée à l'enténèbrement…]

http://www.youtube.com/watch?v=38pHnNOL8Fk

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Lun 28 Fév 2011 - 20:59

C’était une drôle de démarche qu’il arborait le blond, il avançait pas à pas dans ce couloir fait de dalles en guimauve, enfin c’était l’impression qu’il en avait…Un sol mou et meuble…Plutôt étrange non ?

Azkaban avait toujours ce petit air hilare et ne pouvait s’empêcher de marmonner sans cesse, peut être sa façon de rester encore connecté aux autres, la parole pour ne pas s’écrouler, les mots même hachés pour rester là. Les murs semblaient se recroqueviller sur eux même, ondulants lors de ses moindres mouvements…Il souriait bêtement sachant avec certitude que tout ceci venait de l’effet que produisait son niveau assez impressionnant d’ivresse, il avait d’ailleurs ce soir atteint quelques sommets que certains ne tenteraient ni de loin comme de près.

La rousse comme la brune allaient devant, il aurait bien retenu un avant bras, n’importe lequel pour les faire ralentir, tout doux les filles qu’il pensait, chi...va...piano, va...sano e...va..lontano…Mais, même cette phrase il n’arrivait plus à l’articuler…Il n’avait plus le choix, il ne fallait pas les perdre de vue, l’objectif de cette promenade nocturne était le bureau d’la jeune brune, un sacré défi pour le coup, à moins qu’il ne se trouve dans ce même couloir, ses guiboles venaient à se mélanger, le blond grimaçait à chaque pas…De l’air qu’il aurait bien b’soin là.


C’est par où la sortie ? Humm ? Une fenêtre ? Un peu d’eau ??? C'est..'core...loin ? ''tendez-moi…

Et Attia ??? Lui qui ne devait pas quitter le bureau, qui devait l’attendre, le voilà errant tel un fantôme dans les couloirs…Mais derrière quelle porte était-elle ??? Il était perdu, dans sa tête comme dans son corps ceux-ci n’étaient plus aptes à décider, à comprendre, à se mouvoir avec dextérité. Il ne possédait que ses guides d’un soir pour seule réponse à ses interrogations. Il regardait à plusieurs reprises en arrière, certain de ne pas avoir dépassé la chambre qui servait de salle d'opération...
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mer 2 Mar 2011 - 21:57

Et elle, elle ne bouge pas, elle ne peut pas bouger, elle ne peut pas remuer le moindre muscle, elle ne peut rien faire, elle reste là où elle était, elle est trop choquée pour remuer.

Elle voudrait pouvoir aider. Quelque chose... Ou bien non. En fait, elle est au delà de ça. Elle n'a même pas la conscience de vouloir aider. C'est trop pour son esprit complètement vide.
Elle a beau regarder Attia, la voir s'affoler et s'agiter, elle, elle ne peut pas bouger.
Son monde s'écroule à nouveau, s'écroule brusquement, et gît, inerte. Elle n'a jamais sur faire face à la mort.

Alors non, elle ne réagit toujours pas à la voix affolée de son maitre.

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Lun 14 Mar 2011 - 21:37

Dans son tourbillon de l’ivresse le blond bien éméché ne se doutait pas de ce qui pouvait ou avait pu se produire entre les murs de la chambre de l’espagnol. Lui, riait, chantonnait et affichait une bouille des plus radieuses, une parfaite opposition au drame qui s’était joué non loin. Le pauvre blond n’arrivait plus à suivre les donzelles, toujours inquiet pour sa gitane, il regardait les portes closes. Où se trouvait-elle ? Soudainement, il fut submergé par une folie furieuse, comme un besoin de la voir, un appel invisible. Azkaban abandonna ainsi ses guides pour rebrousser chemin, devant lui une série de portes, laquelle pousser ? Il était temps d’entrer dans les pièces une à une, y fourrer son visage parfois trop sombre pour y apercevoir quoique ce soit tantôt une silhouette à peine éclairée d’une lueur vacillante provenant d’une bougie à la limite de l’extinction…

Oups veuillez m’excuser…


Nouvelle porte, petit sourire en coin, ouverture avec un léger : tindin ! Encore personne….pffff
Et là, dans son p’tit crane bien vaseux, un prénom tournait en boucle, puis parlant tout seul :

Attia…Attia…Attia…où es tu ? Attia…Attia. Oh ! Elle est où mon Attia ? Attia reviens moi…Attia t’es plus là ? Attia j’en peux plus ! Attia où es tu ?

Enfin, il arriva au niveau de la chambre du mort, une lueur qui lui semblait plutôt de bon augure, il poussa la porte et…Horreur…Horreur, pas pour l’homme blême, dont l’esprit avait quitté le corps, pas non plus pour la rousse qui semblait statufiée sans aucune réaction, horreur pour la vision de celle qu’il aime couchée au sol, comme morte. Son cœur s’emballa d’un rythme irrégulier, il se précipita au sol, genoux à terre, la soulevant doucement, sa main vint entourer son poignet pour chercher un mouvement dans son corps, un pouls, peu frappé, lent mais présent…Sa joue vint se mettre contre la sienne, il avait peur, peur de la perdre. Sa douleur était profonde, il lui souffla doucement quelques mots pour tenter de la retenir, si seulement ces mots pouvaient la maintenir en vie…Il ne savait pas comment et pourquoi elle était dans cet état, il était perdu. Dans un souffle que seule sa gitane pouvait entendre :

Reste avec moi Attia, j’ai besoin de toi, je t’aime…Ne me laisse pas…

Il fallait l’emporter, loin de tout ça, du repos, un médecin…N’importe quoi mais de l’aide…Il la souleva dans ses bras pour disparaitre avec elle sans même comprendre et imaginer que la personne qui avait besoin de soins n’était peut être pas sa gitane…Mais comme tout le monde sait...l’amour, rend aveugle.
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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Mar 15 Mar 2011 - 23:20

Dans le cocon de l'inconscience, elle ne ressent que la douce chaleur d'une joue contre la sienne.
Les angoisses, la culpabilité, la peur du noir laissent place a un sentiment de sécurité soudain.
C'est cela, elle est en train de faire un cauchemar, qui vient de passer. Elle s'est endormie en travaillant, il est arrivé, et l'as prise contre lui pour l'entrainer.
Oui c'est cela.
Loin le visage bleme de Breiz, loin le corps dans vie de Don, ce n'est qu'un sordide songe, son imagination aidée de la fatigue.

Mieux encore, elle perçoit les mots. Bien la preuve que c'est un reve, de l'entendre lui souffler , ces petits mots bourrés d'espoirs, d'amour...

Moi aussi je t'aime lui répond t'elle dans le voile de sa psyché. Combien de fois avait elle espéré que ces quelques mots franchissent le seuil de ces levres aux lignes fines et sensuelles...
Ces mots il les avait dit comme la premiere fois, dans ce bain... Ou perdus il l'avait retenue par la main, en disant les memes mots, maintes fois répétés, secret scellé.

Et la gitane béate reve en rose, dans les bras de l'homme qu'elle a choisi.

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MessageSujet: Re: [RP ouvert]Quand la coquine refoulée se lache...et trépasse...   Sam 19 Mar 2011 - 21:21

La carte entre les doigts, pensive, elle avance vers le couloir se demandant bien si cet homme arriverait à suivre la cadence. Maelice à vrai dire s'en moquait un peu, pourquoi ? Car il était l'époux d'Attia, qu'elle allait déjà se faire étrangler pour avoir bu, alors si en plus elle la voyait boire avec lui, les choses allaient s'envenimer.
S'il se perd pensa t'elle c'était presque mieux.
Ivre, elle titube encore un peu, s'appuie légèrement sur les murs jusqu'à revenir à sa chambre espérant que sa belle rousse la suivrait.
Elle pénètre dans son atelier, observe derrière elle et ricane en voyant le blond chercher, réclamer son Attia…Bon, c'était une bonne chose.

Seule désormais, elle se pose sur son fauteuil, sort du tiroir en bois une flasque…Sa flaque pour les jours de déprime. Et là, c'était un jour pour s'enivrer…Don' était entre les mains de Breiz et d'Attia, qui selon elle, les avaient virées par orgueil, pour l'avoir à elles en dépit de son état de santé…Des mains ça reste utile, des conseils aussi…Mais non.
Enfin bon, l'alcool glisse dans sa gorge, elle boit, oublie un peu…Si elles se pensaient si compétentes, si fortes, Don' devait survivre.

Elle soupir, sent sa tête pencher vers le bois et elle se redresse un peu pour ne pas imprimer le bureau sur son front.
La carte en main, elle tente de réfléchir. Oui, elle ne doit plus jouer…Maelice doit même s'excuser pour avoir bu ainsi dans son lieu de travail…Oui, mais plus tard…

Son corps commence à s'engourdir, s'alourdir et elle repose son bras sur son bureau pour y déposer sa tête…Les bras de Morphée, les seuls qui l'acceptent, lui permette vraiment de vider son esprit…


[Excusez le retard]
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