Les Doigts d'Or
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 "Souffrez votre grâce de venir chercher votre robe. Avec amour... ADJ. "

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Attia.
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MessageSujet: "Souffrez votre grâce de venir chercher votre robe. Avec amour... ADJ. "   Sam 16 Mar 2013 - 1:45

La gitane était enfin revenue de Dax.
Elle avait également fini la tenue promise a l'infante d’Anjou quelques mois auparavant.
Elle avait aussi corrigé les défauts sur les tenues de feue la reine Beatritz adaptées pour Yolanda. En effet, Attia n'avait pas intégré les changements auquels la jeune adolescente avait été confrontée physiquement.

En décousant les plis, élargissant l'espace pour la poitrine, la gitane avait fait le deuil de la petite fille qu'elle avait affectionnée, elle qui avait tant désiré mettre au monde une Yolanda Bis et qui depuis n'avait donné naissance qu'a des fillettes au grand dam de son époux.

Elle s'assit a son pupitre et tata le ventre qui ne dénonçait pas encore ce qui s'y tramait.
Il y avait dans ce geste du bonheur, de l'espoir et de la peur. La dernière expérience avait laissé un gout amer à la jeune mère.

Mais tel n'était pas le sujet du jour.
Le sujet du jour était d'enfin pouvoir livrer a Yolanda la robe tant attendue et c'est avec enthousiasme qu'Attia écrivit.


Citation :
Votre grâce Yolanda,

J'espere que ces mots vous trouveront au meilleur.
Me voila de retour de Dax en notre chère Bourgogne et j'y arrive avec de bonnes nouvelles.

Vos robes, celles de marraine Béatritz sont corrigées et doivent désormais vous seoir à merveille.
Quand à l'autre réalisation vous savez cette robe que vous me demandâtes il y a quelques mois, eh bien elle est prête.
J'ai également confectionné une tenue assortie pour votre petite suivante.

Je vous invite donc à me rendre visite, souffrez que je vous impose le déplacement pour m'octroyer toute entière le plaisir de vous voir.
Mais prenez garde, l'adresse de l'atelier a changé. Un feu a ravagé nos précédents locaux et nous sommes à présent situés sur les terres de Saint Germain des Champs en Chastellux, vous savez cette seigneurie qu'il a plus a notre chère et regrettée reine Beatritz de léguer.

Je vous attend donc. Faites bonne route.

Je vous embrasse, avec votre permission.

ADJ

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MessageSujet: Re: "Souffrez votre grâce de venir chercher votre robe. Avec amour... ADJ. "   Sam 16 Mar 2013 - 20:50

La scène qui va suivre est le fruit de la facilité des deux narratrices à faire des trouées dans l'espace temps pour en jouer à loisir. Reprenons depuis le début.

Guerre d'indépendance angevine – encore – fin de l'année 1460, début de l'année 1461.

Attia de Ménéac, couturière reconnue et talentueuse, anciennement connue sous le nom de la des Juli, surnommée modestement Dieu, prend la température du Sud-Ouest du Royaume de France et fête la Saint Noël chez Namaycush Salmo Salar, prince déchu de Pontoise.

Yolanda Isabel de Josselinière, Duchesse de Château-Gontier reconnue et douée d'un don pour la gestion, anciennement connue sous le nom de .. Le même, malgré sa majorité acquise, il y a des mois et un fiancé, elle n'est toujours pas mariée, surnommée, selon les personnes, Yoland'amour, la Lune, Votre Grasse, prend une armée dans la gueule et fête la nouvelle année dans l'hotel particulier de Calyce de Dénéré-Malines, Duchesse de Brissac, alitée comme une miséreuse.

Fin janvier 1461.

L'italienne, mère à nouveau mais personne ne le sait hormis sa joueuse et ladite porteuse de l'utérus occupé, rentre de Dax, bronzée telle la Nabilla moyenne, par les rayons solaires du Sud qui se foutent bien de savoir qu'on est pas encore au printemps. Arrivée en Bourgogne, celle-ci écrit à la Grasse Angevine pour la tenir au courant de l'avancement des tenues censées dissimuler les bourrelets et autres poignées d'amour de l'adolescente bien en chair.

L'angevino-burgonde, loin d'être mère et toujours pas mariée, et tout le monde le sait, ayant séjourné en Touraine en dépit de sa récente infirmité, tant oculaire que jambulaire, prend la route de la Bourgogne, l'âme en peine à l'idée de quitter l'Amoureuse du Monde, la laissant ainsi à sa douleur. Tu parles d'une amie ! Oui mais voilà, 'Ttia lui a écrit et cela vaut bien de continuer la route, délaissant à Corbigny le chariot neutre qui l'a menée jusqu'en Bourgogne, pour poursuivre la route à travers le Morvand dans un chariot branlant plus en accord avec son rang, et son statut de fille et de sœur de duc bourguignon. Les panneaux dudit chariot sont de bois richement peint aux armes des Josselinière, et l'escorte fournie est composée d'hommes à la livrée d'azur au sanglier de sable, c'est en grande pompe que l'enfant revient au pays et traverse les hauts plateaux boisés du Morvand avec un sourire nostalgique quand Chastellux est dépassé et que le cocher annonce l'arrivée prochaine à Saint-Germain-des-Champs. Ce ne sont pas les gens de la châtellenie qui l'aident à descendre, non, elle le fait d'elle-même et elle se fout bien de savoir que le bas de sa robe frotte sur la terre battue et humide de la Bourgogne. Ce n'est pas grave, c'est bourguignon.

Elle entre. La suite ? Vous la connaissez.


-« 'TTIAAAAAAAAAAAAAA ? AAAATTTIAAAAAA ? 'TTIAAAAAAAAA ? GIGIIIIIIII ? »

Ca change pas trop de d'habitude. Ce qui change ? La canne qu'elle tient et sur laquelle, elle s'appuie et l'oeil droit d'un azur pur qui nargue son voisin de gauche, d'un blanc laiteux, d'un blanc de deuil.


Dernière édition par Yolanda Isabel le Dim 17 Mar 2013 - 22:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Souffrez votre grâce de venir chercher votre robe. Avec amour... ADJ. "   Dim 17 Mar 2013 - 21:45

Les nouveaux locaux de l'atelier avaient cela de particulier que c'était aussi le lieu de résidence de la maitresse des lieux, la Signora di Juli.

C'est donc Gigi qui entendit le premier les appels de l'infante d'Anjou.
Il en ressentit un grand plaisir. C'est qu'il s'ennuyait un peu depuis l'incendie.
A cause de sa blessure, il était au "repos" pas autorisé à retravailler dans les réserves.

Il passait donc ses journées à errer, saluer telle ou telle cliente, et faire un peu de ménage avant de se rendre auprès de Maitre Sévère toujours en convalescence.

C'est donc en se promenant dans les couloirs qu'il entendit l'appel et suivit la voix jusqu'au grand salon ou il vit enfin Yolanda Isabel.


- Yolanda ! che piacere vederti!


Il accourut tout sourire, avant de se figer lorsqu'il put prendre connaissance de la physionomie du bonbon d'Anjou, la Rosy fée qu'il connaissait depuis qu'elle était encore une tornade rose dans les jupons attiléens.

- Madre mia... Yolanda... Ma cosa è successo ? Yolanda... Bambina mia...

Le visage inquiet il se pencha pour voir, l'orbite vide, les echymoses sur la peau et la canne... Il porta la main a sa bouche, se la passa sur la joue, consterné autant qu'attristé.

- Allez vous bien ?

Réussit il à dire une fois le choc passé. Il fallait qu'il s'assure que l'infante ne souffrait pas la présentement et instinctivement s'accrocha à son bras.

- Ah... la signora Di Juli sera si triste... ah ! Yolanda ma que vous est il arrivé... Dites a Gigi... Ah Mama ! Vieni !

Et ce faisant, il l'entraina vers les appartements ou la Di Juli à l'étage.

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Attia.
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MessageSujet: Re: "Souffrez votre grâce de venir chercher votre robe. Avec amour... ADJ. "   Dim 17 Mar 2013 - 22:40

Et la signora di Juli , elle est où la signora di Juli, elle est dans son chez elle.
Elle qui imaginait qu'en se faisant annoblir elle bénéficierait d'un lieu de plaisance loin de l'atelier ou éléver sa marmaille et faire prospérer sa famille, elle avait déchanté.
Elisabeth Stilton avait eu la bonne idée d'installer les Doigts d'Or précisément sur les terres qui étaient en attente de lui être octroyées.

Elle gagnait du joli petit chateau, les étages supérieurs et voyait son chez elle visité par des dizaines de clients quotidiennement.

Bon il y avait quand même des avantages.
Elle avait la certitude de ne jamais être seule, elle dont c'était la phobie.
Elle pouvait surveiller les affaires de l'atelier même si le dragon Eli était le détenteur des comptes.
Elle n'avais pas à s'occuper de la gestion des terres, car sous couvert de l'atelier c'est bien a Eli que revenait maintenant l'intendance de Saint Germain, bien que la Di Juli tint à faire du Sévère l'intendant de la partie familiale du domaine.
Bref il y avait au final plus d'avantages que de désagréments.

C'est donc dans sa chambre à coucher que la gitane se prélassait auprès de sa fille avait qui elle s'amusait à des jeux inventés.

C'est Margotte la petite nounou qui la tira de ses éclats de rire annonçant Gigi en compagnie de Yolanda dans le grand Salon attenant.


- Ohhh Yolanda est arrivée !!! Comme je suis contente ! Livia, viens !

Elle se laissa couler hors du lit, lissa les jupons de sa robe écarlate, sa fille tirée par la main alors que de l'autre les cheveux retrouvaient une apparence plus soignée.

- Margotte ! Apporte à boire, des friandises ! Puis ensuite les robes dans la malle ! Gigi t'aidera ! Vite ! Presse toi !

Alors que Livia demandait qui était Yolanda elle tenta de lui remémorer la rosyfée.

- Tu te rappelle amour, les cheveux d'or... Les beaux cheveux de Yolanda!

Elle souriait à sa fille en pénétrant le salon derrière le paravent qui le séparait de la chambre.

- Yolandaaaaa ! J'arriiiiiive !

Elle se précipita à la rencontre de la désormais grande demoiselle.

- Yoland...

Elle ne put terminer sa phrase l'oeil sombre attiléen s'attardant sur les mêmes détails que le milanais avant elle. C'était une véritable vision d'horreur et elle en écrasa presque la main de sa fille, adressant a Gigi un regard paniqué, cherchant un lien avec la réalité.

- Yo... Yo... landa... mais...

Mais ou est cet oeil si brillant ? Qu'a t'on fait à ce visage laiteux ? Et cette canne...
La vision abimée de celle qu'elle portait en son coeur comme une véritable fille fut de trop pour l'italienne.
Elle se remémora le visage brûlé de Sévère qui avait perdu un oeil également, le bras brûlé de Gigi... les blessures qu'avaient arboré pendant des jours plusieurs employés... Et si aucun ne l'avait touché dans sa chair, la vision de la Josselinière venait de lui briser le coeur.

Elle se sentit soudainement faible , les jambes ne suffisant plus à la porter, sa tension chutant du trop plein d'excitation à la perspective de voir Yolanda à la violence du choc du triste constat de l'état de la môme qu'elle avait osé faire venir plutôt que d'envisager un déplacement. Son état émotionnel et sa grossesse aidant, elle s'écroula sous le regard pantois de Livia alors qu'un Gigi affolé se précipitait pour la ranimer alors qu'elle gémissait doucement .


- Yolanda... mon bébé...

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MessageSujet: Re: "Souffrez votre grâce de venir chercher votre robe. Avec amour... ADJ. "   Lun 18 Mar 2013 - 1:03

Il l'entend, il l'appelle et elle, elle accourt vers l'Amoroso avec un plaisir non feint.

« Oh Gigi ! Mon Gigi ! Oh mon ... »

Dieu .. Si l'italien a vu l'oeil et s'inquiète, la Lune n'entend rien de tout cela, l'azur a vu la main brûlée, et la sienne tremble sur la canne qu'elle s'évertue à retenir quand bien même celle-ci voudrait tomber, s'échapper de cette poigne qu'elle espère affirmée en dépit de l'image diminuée qu'elle renvoie.

Dialogue de sourds en perspective.


« Je ne pensais pas.. Je veux dire .. C'était donc vrai ? C'est donc vrai que les Doigts d'Or ont pris feu ? Oh .. Gigi ! Je suis tellement désolée. » Et elle le suit, répugnant à trop s'appuyer sur lui de peur de le blesser plus encore qu'il ne doit l'être déjà. « Ce n'est rien. Ce n'est pas si grave, tu sais. On s'habitue. » Menteuse ! « Tu dois avoir si mal.. Tu sais ! Il y a un très bon apothicaire à Paris qui fait des onguents ! Eil..Linien a été brûlée aussi ! Et cela l'a bien soulagée ! Veux-tu que j'en parle à 'Ttia ? Elisabeth ne pourrait refuser de sacrifier quelques écus pour ça ! Et les autres ? »

C'est affreux. C'est terrible que la guerre l'ait laissé ainsi ignorante de ce qui est arrivé à des gens qu'elle chérit en dépit de l'éloignement. Gigi blessé, c'est terrible, oui. Et même l'idée que peut-être le Sévère puisse l'être aussi, l'attriste un peu en dépit de la terreur que l'homme lui a toujours inspiré. Comme quoi, cette gosse aime vraiment tout le monde, ça en est maladif ! Mais voilà qu'elle rejoint Attia ou plutôt qu'Attia la rejoint. Ô joie ! Ô émerveillement ! Et cette merveilleuse fillette à côté d'elle, les enfants grandissent bien vite, et c'est à quatorze ans qu'elle le conçoit enfin quand Attia a du s'en rendre compte bien avant elle. Tout son être se tend vers elle.

« TTIAAAA ! 'Tti... » Ca meurt là sur ses lèvres alors qu'elle voit Attia qui s'affaisse après un bégaiement convaincant. « Oh noooon. »

Oh si ! Et merde. Mais puisqu'elle vous dit que ce n'est rien ! Et la voilà qui bon an, mal an se précipite vers la gitane embourgeoisée, bientôt ennoblie, et tout aussi difficilement, la voilà qui se glisse aux côtés de la gitane, ignorant sa jambe douloureuse qui refuse de plier comme il se doit.

« Mais 'ttia.. Pourquoi tu fais ça ?!  Réveille-toi ! Je vais bien ! Ce n'est rien. »

Personne ne l'écoute jamais de toute façon ! 

« Réveille-toi 'ttia sitoplé.. C'est pas gentil... »

Il ne faut pas m'inquiéter comme ça ! Les mains essaient de leur mieux de cajoler le visage de la gitane, affolées qu'elles sont. En plus.. Que dira Livia de voir sa mère ainsi !?
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MessageSujet: Re: "Souffrez votre grâce de venir chercher votre robe. Avec amour... ADJ. "   Mer 20 Mar 2013 - 17:00

Le milanais n'avait pas eu envie de s'étendre sur le terrible accident. Il avait souri au mieux et rassuré l'infante. L'accident était passé, il ne souffrait plus autant... La chair le lançait bien parfois la nuit, mais il supportait. Alors il avait vivement hoché la tête quand elle avait parlé d'onguents. Il n'aurait rien refusé qui l'aurait soulagé, mais loin de penser à lui, il songeait plutôt au Maître Sévère, plus sévèrement blessé encore.

Ils étaient arrivés auprès de la sérénissima, pour mieux la voir s'écrouler. Et sans attendre, le milanais avait soulevé sa tête, posée sur son genou, lui tapotait la joue. C'est que le choc était grand, il n'était pas tombé dans les pommes mais il aurait pu.

Alors que le visage hagard de Livia se frippait des larmes de panique il la calme de quelques mots en italien. C'est que si la mère a perdu sa langue natale, le milanais s'est assuré que la fille le parle, c'est leur langage à eux.

- Mamma, e 'morta Gigi ? ( Maman est morte Gigi ? )
- no no amore, non morta... ( Non amour, pas morte)
- lei si sveglia ora? ( Elle va se reveiller maintenant ? )
- Si Cara mia... ( oui ma chérie)
- Perché la signora con i capelli d'oro ha un occhio solo? ( Pourquoi la dame aux cheveux d'or n'a qu'un oeil ? )

Le milanais sourit et regarda Yolanda qui appelait la Di Juli à se réveiller. Pour toute réponse a l'enfant il haussa les épaules.

- chi ha rubato l'occhio? ( qui a volé l'oeil ? )

Face a la candeur des questions le milanais retrouvait un peu de gaieté.

- Persona Livia... persona. ( Personne, Livia, Personne)

Le regard d'incompréhension de Livia précéda une nouvelle question.

- Ma deve trovare l'occhio... angeli senza occhi sono tristi... ( mais.. il faut retrouver l'oeil... les anges sans yeux sont tristes... )

Et comme un écho à son inquiétude du début, le visage de la petite fille se mit à nouveau à trembler de larmes retenues.

- Shhhh troveremo l'occhio, non piangere, gli angeli sono sempre felici cara ( shhh nous retrouverons l'oeil, ne pleure pas, les anges sont toujours heureux chérie... )

Il sourit alors que la sérénissima semblait revenir à elle.
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MessageSujet: Re: "Souffrez votre grâce de venir chercher votre robe. Avec amour... ADJ. "   Mer 20 Mar 2013 - 19:22

Ca avait été le trou noir. Elle s'était sentie très faible et s'était écroulée.
L'exces d'émotions chez une femme enceinte était à éviter.

Elle percevait les voix. Celle de Yolanda, douce, ses mains, ses petites mains qu'elle a connues potelées sur son visage.

La voix de Livia... des mots qu'elle ne comprend pas.

Doucement elle revient.
C'est flou. Et ça aurait vachement du le rester parceque ce qu'elle voit c'est Gigi au dessus d'elle, ou plutot, le cou brûlé de Gigi, l'oeil manquant de Yolanda et les larmes de Livia. De quoi retomber en Syncope fissa.

Mais doucement elle se remet, se fait à l'idée et sa main cherche celle de l'angevine qu'elle serre , l'autre vient attraper la main de sa fille. A cet instant elle se sent terriblement mère, nonobstant son abdomen habité.

Elle se redresse s'appuyant contre Gigi pour lequel elle a un sourire.


- Pardon... Pardonnez moi. Je... c'est un tel choc...

La main vient se porter sur la joue pouponne, le visage est carressé tandis qu'elle se fait à l'idée de la disparition de l'oeil.

- Ma pauvre chérie. Que vous a t'on fait ? Cela a du vous faire atrocement souffrir... Que ne m'avez vous rien dit ! Je serai venue... je serai venue... Oh Yolanda!

Et de tirer Yolanda contre elle pour la serrer dans ses bras.
Et Livia délaissée, de faire de même et de compléter ce tableau en un charmant trio. Voila ce qu'il faut pour remettre la gitane d'applomb.

- Gigi ! Aide moi, je me lève ! A boire ! Du vin ! Margotte ! Vite !

Impérieuse des Juli, fière des Juli, qui se lève péniblement, tirée par le milanais tout aussi amoché. Il ne faut pas croire mais les blessures la Gitane connait, elle sait la douleur et son coeur est plein d'une sincère compassion car c'est sa famille qui est touchée.

- Trop d'émotions ! Trop de tristes ! L'atelier qui brûle, Des blessés, Gigi, Sévère, Emmanuel, d'autres encore, Tom qui est mort... Et maintenant ma Yolanda... pfiou.

Oui c'était beaucoup trop. Mais heureusement dans le triste il y avait le beau. Elle était enceinte, mais ce secret elle le gardait jalousement. Après s'en être vantée à Eli elle avait réalisé à quel point le résultat en était incertain au regard de l'expérience passée. Aussi pour ne pas s'attirer le mauvais oeil, elle avait décidé de faire profil bas, pour ne pas dire plat tant qu'elle le pourrait.

- Allons nous asseoir...


Elle attrapa Livia par la main tandis que Margotte arrivait avec les coupes et le vin.
La gitane accueillit la sienne avec empressement et plaisir et tint a lever son verre.


- Buvons à nos retrouvailles. A la vie!

Car un être aimé amoché mais vivant, valait mieux qu'un être aimé mort. CQFD.



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MessageSujet: Re: "Souffrez votre grâce de venir chercher votre robe. Avec amour... ADJ. "   Ven 19 Avr 2013 - 11:21

Elle écoute d'une oreille distraite le dialogue entre Gigi et Livia, et si elle en retient quelques mots, ce n'est certainement pas l'essentiel, l'aptitude à entendre les langues ne l'a pourtant jamais poussé jusqu'à une pratique intensive de l'italien même si elle en comprend quelques mots grâce à l'Amoroso. Tout ce qu'elle voit, c'est cette fillette qui pleure et pleure encore et qu'elle n'arrivera pas à consoler, elle le sait, seule sa mère le peut si elle daigne se réveiller de sa stupeur.

Et puisqu'il s'agit de le demander, voilà qu'Attia ouvre les yeux et que celui de Yolanda la fixe avec un plaisir non feint, cette main sur sa joue, c'est un baume et rien n'y fait pas même les mots tristes de la des Juli, elle voudrait protester, la rassurer, lui répéter que ce n'est rien. Ce n'est vraiment rien, rien a changé, si ce n'est qu'elle fait tomber des choses des fois, et qu'elle se cogne aux encoignures de porte souvent, et que la tête lui lance parfois, comme pour lui rappeler qu'avant, il y avait un œil qui voyait mais ça, c'était avant. Non, elle ne dit rien et se contente de resserrer son étreinte sur Attia, et d'en profiter pour caresser la joue de Livia qui s'ajoute à cette tendresse.

Mais voilà les effusions finies, ou plutôt remisées à plus loin dans un coin obscur, elles ne sont pas là toutes les deux pour parler des deuils et de la tristesse, mais si Yolanda entend les gens qui ont souffert, et même Tom qui est mort. Elle déglutit mais opine du chef quand Attia propose de trinquer, comme c'est dur la vie, mais il faut être plus dur qu'elle, c'est bien la leçon que lui sert la gitane, quand un verre trouve enfin sa place dans sa main, elle le lève, avec un sourire.


- « Oui, à la vie ! A cette merveilleuse et délicieuse petite vie. » Ou fille, allez savoir puisque le regard se porte sur Livia, et que finalement, elle se rapproche d'Attia et d'elle. « Comme elle a grandi, comme elle est jolie. »

Comme tu dois être fière, 'Ttia. Non, elle n'est pas jalouse, de la même façon que 'Ttia n'est pas tout à fait sa mère, Yolanda n'est pas tout à fait sa fille, donc Livia n'est pas tout à fait sa rivale, et puis, elle a grandi. Elle ne voit là qu'une adorable poupée qu'elle meurt d'envie de serrer dans ses bras, serrer la vie et s'en repaître, voilà la thérapie de Yolanda qui a à ses côtés bien des fillettes pour justement compenser ce manque de fraîcheur qui lui fait de plus en plus défaut au fur et à mesure que les deuils et les désillusions s'amoncellent.

- « Viendras-tu à mon mariage 'Ttia si je t'invite ? Ce sera pour mai, je pense. » Voilà pouf, un sourire qui n'en finit plus de grandir, aaah.. Les émois adolescents. « Comment vas-tu toi ? »

Bah oui, elle n'a pas l'air brûlée et elle était à Dax. Pas de raison d'aller mal !

- « C'est bien joli ici. »

C'est beau le Morvand, c'est beau la Bourgogne. T'es belle 'Ttia !
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MessageSujet: Re: "Souffrez votre grâce de venir chercher votre robe. Avec amour... ADJ. "   

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