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 [Environs de l'atelier] Même pas arrivé... déjà harponné !

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MessageSujet: [Environs de l'atelier] Même pas arrivé... déjà harponné !   Mar 10 Mai 2011 - 13:33

Jehanne de Cassagnes-Begonhès pensait que ce jour était un jour comme tous les autres. Après avoir griffonné quelque registre de choses à faire faire à Clarinha, son esclave sa servante, et avoir fini la dernière boite de Doigts d'Or de l'atelier, elle réalisa qu'elle campait presque ici, et que le Louvre, ses folies, sa volière, lui manquaient. D'ailleurs Fifine se trouvait bien seule dans la cage que la rombière lui avait installée à l'atelier...

Oui, les marmitons du Louvre manquaient à la rombière. Oui, elle devait refaire le stock de macarons de l'atelier. Oui, elle n'avait que cela à faire de son temps, de toute façon... Elle envoya donc des commis prendre ses malles et sa perruche, et s'en alla à pattes rejoindre les marchands qui la mèneraient jusqu'à Laignes, non loin, où elle monterait en carrosse, royal carrosse d'une non moins royale aïeule, et filerait vers Paris...
Et la voilà qui marche dans la petite bourgade où se trouve l'atelier des Doigts d'Or - qui ne doit qu'à cela, d'ailleurs, d'être célèbre - , en un jour où la chaleur amollit sa pensée et égard ses sens.
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MessageSujet: Re: [Environs de l'atelier] Même pas arrivé... déjà harponné !   Mar 10 Mai 2011 - 17:34

La Bourgogne ! Et j'y étais coincé, complètement, en attendant de quoi ouvrir la succursale, qui serait alors mon bébé, mon commerce.
Lady des Juli avait accepté sans peine ma proposition, mais en réalité, qui pouvait prétendre résister à mon charme ? Certes, elle n'avait pas passé la nuit escomptée à mes côtés, et pourtant, la bougresse ne m'avait pas laissé tout à fait indifférent.
Mais une femme est une femme, et si celle-ci dit non, tant pis pour elle, j'en aurai d'autres, et elle, des William, elle n'en aura pas.
Anyway, en attendant, je arpentai les rues de ce...de cette...d'ici ? L'endroit n'était pas une bonne ville, pas plus qu'un village, un hameau ? J'avais vu des tavernes plus grandes.
Awwww I'm just kidding !

Et je marchais, je m'ennuyais. Même pas de donzelle appétissante dans les parages. Toutes maigrelettes. Enfin j'arrivais vers l'atelier. Je m'y étais fait poser une couche en attendant que l'on m'imprime de quoi montrer aux clientes les créations. Oui, j'ai dit clientES.
La porte approchait, approchait, approchait...
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MessageSujet: Re: [Environs de l'atelier] Même pas arrivé... déjà harponné !   Mer 11 Mai 2011 - 21:43

... la rombière approchait, approchait, approchait...

Si sa vue n'était plus celle d'antan, elle était bien assez vive, doublée de son radar à bons coups - comprendre, un enfant à materner à outrance, de l'argent facile à gagner, ou un homme réceptif à harponner - , pour avoir remarqué l'homme qui en face d'elle avançait. Des chemins contraires, des chemins amenés à se croiser. Et comme deux lignes droites se croisent au mieux une fois... La rombière saisit cette chance. Il n'y en aurait pas deux, elle le savait. Elle devait agir, de toute sa malhabile carcasse, usée par les ans et par des courses contre des hommes qu'elle n'aurait pas, contre des perruches fuyardes, appesantie par une gourmandise boulimique que l'avènement de sa fille comme Reine avait, plus que jamais auparavant, permis de satisfaire, au-delà de toute espérance. Ce n'étaient plus les incessantes identiques friandises bourguignonnes ; c'était un festival d'inventivité parisienne, une concurrence d'originalité, dans les matières premières les plus riches et grasses.

Grasse. La rombière, depuis ses trois grossesses, avait gagné en embonpoint, ce qui, les premières années, l'avait rendue appétissante.

L'était-elle encore ? Elle était la seule à le croire. Mais d'une conviction intangible, portant toute la force de son désespoir de veuve de trop longue date. De veuve qui aime trop l'amour des hommes, de veuve qui a juste assez d'honneur pour ne point monnayer les faveurs masculines. Le temps passant, pourtant, les conséquences du veuvage lui pesaient d'autant plus qu'on lui refusait tout remariage, tout débordement d'amour pour ses petits enfants que chacun des fils, tour à tour, avaient soustraits, parfois dès la naissance, à son envahissant amour grand-maternel.

Il y avait un grand vide à combler dans cette rombière. L'exubérance ne pouvait tout cacher, l'inconvenance bruyante ne pouvait tout combler.

En un mot : la Castelmémère ferma sa main puissante sur le bras de l'homme qui passa à son coté, et lui fit son plus suppliant regard :


-"Beau sire, beau sire, je vous supplie ! Je... Je... Je cherche quelque chose !"
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MessageSujet: Re: [Environs de l'atelier] Même pas arrivé... déjà harponné !   Sam 14 Mai 2011 - 20:45

J'allais arriver dans la rue quand on m'empoigna. Je n'étais pas homme à dégainer, et si la main posée sur mon bras avait été celle d'un ennemi, l'instant suivant aurait été celui de ma mort.
Les sueurs froides m'ayant assailli le dos, je me jurais de ne jamais plus voyager sans un poignard à tendre au premier malin qui me touchera de la sorte.
Mais en l'occurrence, le malin était une maligne, et de goût, en sus.

Beau sire, dit-elle. Quelle femme avisée. Il ne m'en fallait pas plus pour m'adoucir. Restant sur l'échec dont je fus victime avec la gitane, il me fallait une consolation, et femme qui touche, femme qu'on couche.
Dans une parade digne du galant que j'étais alors, sa main, vieille, ridée, fut embrassée par mes lèvres. Et enfin, je posai mon regard sur le visage boursoufflé et marqué par le temps.
Une vieille rombière, voilà ce qui se trouvait en face de moi, perlante, grosse, n'ayons pas peur des mots. Bigre, elle avait de la graisse à revendre, mais jamais William Brandon, alias moi, ne laisserait une femme en détresse.


Milady, calmez-vous.

Mon accent suintait l'Angleterre, bien sur.

Que cherchez vous donc ?

Rassurantes, mes mains se posèrent se ses hanches, juste pour la calmer, juste pour cela.
Mes sourcils s'accordèrent à ma plus séduisante moue. Si ce qu'elle cherchait était une nouvelle jeunesse, la providence avait bien fait les choses. Thanks God !
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MessageSujet: Re: [Environs de l'atelier] Même pas arrivé... déjà harponné !   Mar 17 Mai 2011 - 1:47

-"Je cherche... Je... Je..."

Je cherche des mains sur mes hanches.
Je cherche un homme au doux parler.
Je cherche une moue séduisante.
Je cherche la Providence.

La rombière fut un instant pétrifiée d’être ainsi saisie de mains chaudes, de mains aux bonnes ondes, de mains faites pour l'amour. C'était si inattendu ! Elle avait tant attendu qu'elle n'attendait plus... Et cela lui tombait du ciel, comme dieu fait homme, comme la pomme sur la tête de Descartes.

Je t'aime,
ergo sum.
Tu me touches,
ergo sum.

Passée la surprise, la rombière retrouva une partie de sa verve naturelle ; mais elle était sublimée par un enthousiasme qui se permettait de nouveau d'espérer...


-"Je cherche le Paradis ! Je cherche le jardin des Hespérides !"

Nymphes du couchant... Qu'y avait-il de plus représentatif d'une vieille au crépuscule de sa vie ? Se sentir nymphe entre les bras d'un homme, une dernière fois...
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MessageSujet: Re: [Environs de l'atelier] Même pas arrivé... déjà harponné !   Dim 22 Mai 2011 - 14:45

Vous cherchez le Paradis ou le Jardin des Hespérides ? No coz...

C'est pas la même chose vous voyez, quoi qu'entre mes jambes, elle aurait sans doute trouvé les deux, des pommes d'or au serpent de l'Eden.
Je me permis un rire, lui laissant entendre que je n'étais pas dupe, et mon regard se fit charmeur.
Alors la bougresse cherchait le ciel, des lieux fruités et sûrement le plaisir qui allait avec.
J'attrapai son bras.


Bien, My Lady, une idée d'où nous pourrions trouver ces lieux ?

Oh elle devait bien en avoir une, une garçonnière, un coin dans une écurie. Je n'étais pas le genre d'homme à faire des manières sur le confort. Après tout, le plaisir est le même.
Je la toisai. Ses courbes m'affriolaient les sens. Qui pouvait bien refuser tel genre de femme ? Ne disait-on pas plaisir de la chair ? Eh bien elle n'en manquait pas !
Son âge m'assurait une experte, mieux que ces pucelles, fraîches mais sans audace, sans initiative, que l'on prend un instant, qui crie de surprise, et que l'on laisse choir.
Viens la grand-mère, fais moi partager ton expérience.
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MessageSujet: Re: [Environs de l'atelier] Même pas arrivé... déjà harponné !   Dim 22 Mai 2011 - 16:44

Sans réfléchir à la population qui continuait à vivre dans les rues, autour d'eux, sans réfléchir aux convenances ni à rien d'autre, tant son esprit était déjà après déshabiller le magnifique jeune homme, tant ses lèvres s'imaginaient déjà le dévorer, la rombière ne put que pousser un cri aigu de joie, fermer ses doigts avides sur la main - experte, elle n'en doutait pas ! - de l'inglish, et l’entraîner à deux ruelles de là.

On a beau travailler tout le jour à l'atelier des Doigts d'Or, on n'y travaille tout de même pas la nuit, et l'on n'y a pas de quoi loger confortablement. Il y a des chambres louées à la nuit ou à la semaine, au village, mais le confort à laquelle la rombière s'était accoutumée depuis sa plus tendre enfance, et plus encore depuis l'accession à tous les honneurs de son fils, et plus encore depuis l'avènement de Sa Majesté Béatrice, sa petite fille, ne pouvait être satisfait d'une chambre dans une petite bourgade. En revanche, elle qui gérait les terres bourguignonnes de sa petite fille et qui exploitait à son compte les grands talents de Clarinha avait, d'une prodigalité tout avare - au sens où elle servait son seul égoïsme, *son* confort, *ses* intérêts - prélevé sur l'un et l'autre de ses revenus (ou plutôt sur ses petits revenus et les gros revenus de sa petite fille) de quoi acheter une bâtisse en ville. On pouvait pompeusement l'appeler hôtel particulier, mais il n'y avait, en vérité, pas même de quoi ranger un coche, pas même de cour intérieure, c'étaient deux étages et quatre pièces, avec pour seul avantage que l'on pouvait y installer en sécurité tout ce que l'on voulait et que l'on ne lésinait pas aux dépenses d'aménagement. Mieux valait, n'est-ce pas, quatre pièces confortables et surchargées de coussins, de provisions de la meilleure qualité et en face du puits du village, pour faciliter les sanitaires, qu'un grand palais insalubre et désert dans les meilleurs quartiers de Paris !

Et quand bien même vous entrez au milieu d'une volée de malles que vous avez fait préparer pour votre imminent départ, vous êtes bien heureux d'avoir ce pied-à-terre, ce perron du paradis. Envoyant Judtta, camériste teutonne jadis à Chablis, désormais à l'exclusif service de la rombière (au grand dam de la femme de chambre, qui se trouvait bien mieux à Chablis où le Gros Gimont lui faisait les yeux doux) chercher cinq livres de pommes, la Castelmémère dit, premiers mots depuis le début :


-"Là ! Là, mon seigneur ! La cuisine ou là haut, la chambre."

Cuisine, douceurs à partager, tables, chaises et jeux d'acrobaties ; chambre et moelleux, et matelas, malles et tapis.
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